Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 16:45

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L'Homme qui aimait les femmes est un film de François Truffaut réalisé en 1977, avec pour acteur principal Charles Denner.

 

Bertrand Morane (Charles Denner) est un homme qui aime les femmes, toutes les femmes. La vision d’un genou, d’un mollet ou d’un mouvement féminin est sa seule raison de vivre. Il décide d'y consacrer un livre en s'inspirant de ses expériences personnelles.

 

Avant de confier le rôle principal de L'Homme qui aimait les femmes au comédien Charles Denner, François Truffaut l'a engagé pour des rôles secondaires dans La mariée était en noir en 1967 et Une belle fille comme moi en 1972. À partir d’un scénario original écrit par le cinéaste, François Truffaut exprimait en 1977 sa fervente admiration pour les femmes, qu’il a toujours aimées passionnément et placées au centre de son œuvre. L’homme qui aimait les femmes 23466213.jpg n’est cependant pas l’histoire d’un séducteur. Le film raconte avec humour et gravité les tribulations d’un véritable esthète, qui a, certes, de nombreuses maîtresses, mais les aime toutes sincèrement, chacune pour une raison bien spécifique. Un simple geste, une image furtive d’un genou ou d’une épaule lui fait perdre la raison, et il n’a alors de cesse de rencontrer la dame et de la posséder. Double de François Truffaut dans le film, Charles Denner reprenait le nom de Bertrand Morane, qu’il portait déjà dans La mariée était en noir du même réalisateur. La personnalité très particulière de l’acteur et la pléiade de jolies actrices qui apparaissent à l’écran (Brigitte Fossey, Geneviève Fontanel, Nathalie Baye, etc.) confère à cette tragi-comédie un charme fou (source: fnac).

Certaines phrases de ce film sont savoureuses: "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tout sens et qui lui donnent son équilibre et son harmonie" ou celle d'un docteur: "On ne peut pas faire l'amour du matin au soir, c'est pour cela qu'on a inventé le travail...". Comme souvent, Truffaut aime faire découvrir au spectateur une profession particulière, en l'occurrence celle d'écrivain et d'éditeur (on retrouve ce penchant dans plusieurs de ses films via la passion de Truffaut pour les maquettes). Il aime également développer un thème abordé dans d'autres films, à l'instar de sa passion pour les jambes, que Trintignant ne se lasse pas de regarder à travers un soupirail dans Vivement dimanche. Blake Edwards a fait un (mauvais) remake de ce film en 1983, qui fut traduit en français par le déplorable "L'homme à femmes" pour éviter la confusion avec le film de Truffaut. C'est n'avoir rien compris, car Denner campe l'inverse d'un "homme à femmes", d'un séducteur de supermarché dont le seul but serait de multiplier les conquêtes. C'est un homme "qui aime les femmes", jusque dans leurs petits défauts, qui aime leur présence ou au moins, leur vision.La différence est de taille. Savoureuse phrase de Denner: "Mais qu'est-ce qu'elles ont, toutes ces femmes? Qu'est-ce qu'elles ont de plus que toutes celles que je connais? Eh bien justement ce qu'elles ont de plus, c'est qu'elles sont des inconnues."

Truffaut déclara: "Nous avons écrit, Suzanne Schiffman, Michel Fermaud et moi, le scénario de L'homme qui aimait les femmes, à l'intention de Charles Denner et par admiration pour lui. J'ai demandé à Brigitte Fossey, Leslie Caron, Nelly Borgeaud, Geneviève Fontanel, Nathalie Baye, Sabine Glaser, Valérie Bonnier et de nombreuses belles Montpelliéraines d'être celles qu'il a tenues dans ses bras. Si une phrase pouvait servir de dénominateur commun aux amours de Bertrand, ce serait celle-ci, de Bruno Bettelheim dans "La Forteresse Vide" : "Il apparut que Joey n'avait jamais eu de succès auprès de sa mère".

 

L'excellent Charles Denner porte ce film grâce à son charisme et à sa voix délicieusement suave. Drôle et attendrissant dans son rapport aux femmes, inverse absolu de "l'homme à femmes". Le film ne contient aucune scène osée: l'instant érotique est, pour Morane, celui où ses yeux se fixent sur des jambes en mouvement. Après tumblr_krrwmuvIbn1qzbykto1_500.jpg avoir déclaré son amour à la littérature dans Fahrenheit 451 et son amour au cinéma dans La Nuit américaine, Truffaut s'attèle à son autre passion qui est celle des femmes. Grand séducteur, on peut trouver une analogie logique entre Bertrand Morane et François Truffaut. Celui-ci signe une réalisation de bonne facture, qui s'appuie en partie sur l'originalité de la construction narrative.

Le film a déchaîné les foudres féministes à sa sortie en 1977. Une critique de Pariscope le qualifia même  d'«inventaire de pièces détachées exhibant des veaux (les bonnes femmes) par pièces de quatorze». Critique  imbécile, car si on cherche absolument à dégager un message on pourrait aussi bien y voir un hommage  appuyé à la femme. Morane n'a rien d'un collectionneur de conquêtes, il aime les femmes -ou plutôt la femme- sous toutes ses formes. Davantage qu'un séducteur compulsif, c'est un grand enfant à la quête de l'éternel féminin, à travers le prisme de l'idéal maternel. Pour Morane/Truffaut, l'amour des femmes naît de la figure cruellement absente de la mère. Blessure profonde qui accorde une facette  tragique et joyeuse à ce tourbillon de conquêtes. 

On retrouve sensiblement ce thème (inversé) dans La Promesse de l'aube de Romain Gary, dont le titre s'analyse comme la promesse que la vie fait parfois en offrant dès le plus jeune âge un amour maternel passionné et inconditionnel : promesse non tenue, puisqu'on ne rencontre jamais plus une femme capable d'un tel amour. Place à cet admirable auteur, qui lui aussi aurait pu incarner cet "homme qui aimait les femmes" : « Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants » (Romain Gary, La Promesse de l'aube).


 

Note: 17/20

 

 

 

 

 

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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 15:25

 

LES POUPEES DU DIABLE-copie-3

 

Les Poupées du diable est un film réalisé par Tod Browning en 1936.

 

Victime d'une machination de ses associés, le banquier Paul Lavond (Lionel Barrymore) passe 17 ans au bagne. Il parvient à s'échapper en compagnie de Marcel (Henry B. Walthall), un chimiste. Tous deux se réfugient chez Malita (Rafaela Ottiano), la femme de ce dernier. Lavond découvre qu'ils ont mis au point un procédé permettant de réduire les animaux à la taille d'une poupée. Bientôt, Marcel applique son invention aux êtres humains mais meurt prématurément, usé par les fatigues du bagne. Lavond voit dans cette opportunité le moyen de se venger de ses associés. Il part vivre à Paris sous un déguisement, se fait appeler "Madame Mandelip" et ouvre une boutique de poupées. Outre l'élaboration de sa vengeance il essaie de se rapprocher de sa fille (Maureen O'Sullivan), mais doit rester caché car celle-ci l'a toujours cru coupable et ne l'aime pas.

 

Tod Browning est surtout connu pour avoir tourné l'excellent Freaks, la monstrueuse parade (cf sur classiquesducinema) ou Dracula, avec Bela Lugosi. Il est considéré comme l'un des maîtres du cinéma fantastique des années 20 et 30. Il est l'auteur de plusieurs films cin_poupees-diable_02.jpg cultes, mêlant horreur et humour noir, ce qui lui valu d'être surnommé " l'Edgar Poe du cinéma ". Le film est l'adaptation du roman " Brûle sorcière brûle " de Abraham Merritt. Pour l'adaptation au scénario, on trouve un certain... Erich von Stroheim, célèbre réalisateur (Folies de femmes, cf classiquesducinema, Les Rapaces) et acteur (La Grande illusion ou Sunset Boulevard, cf classiquesducinema). Cette réalisation est l'avant-dernière de Browning. Le producteur qui le soutenait à la MGM mourut peu après, le laissant sans soutien financier. Browning réalisa alors Miracles for sale puis "prit sa retraite".

En 1936, il n'était pas toujours aisé de créer des effets spéciaux qui fassent illusion. Dans le film, les victimes sont réduites à la taille d'une poupée. Browning demanda à la production de lui construire des décors gigantesques dans lesquels pouvaient évoluer ses acteurs tout en laissant croire qu'ils avaient été réduits. L'acteur principal, Lionel Barrymore, n'est autre que le grand-oncle de Drew Barrymore. Avec ce film, c'est sa quatrième collaboration à un film de Tod Browning. Quant à Maureen O'Sullivan, elle connut la gloire grâce à son rôle de Jane auprès de Tarzan à sept reprises entre 1932 et 1942. Même si le thème des homoncules et des poupées vivantes a déjà été illustré précédemment à l'écran, le film de Tod Browning constitue sans doute le premier long-métrage centré sur le sujet.

 

Réalisé 4 ans après Freaks,  Les Poupées du diable est un film plutôt rare du grand Tod Browning, qu'on pourrait les_poupees_du_diable_2.jpgapparenter à son chant du cygne. Par la suite, plus rien ou presque (Miracles for sale, 1939). Après avoir filmé les monstres de foire (Freaks), les vampires (Dracula), ou les auto-mutilés (L'Inconnu), Browning s'attaque ici aux homoncules en se penchant sur la science-fiction lilliputienne.

Dans cette réalisation épaulée par Erich von Stroheim, on passe en un clin d’œil du thriller (l’évasion dans les marais, puis l’enquête parisienne) à l’épouvante à la Franju (le laboratoire-chenil des deux savants fêlés, cf Les yeux sans visage). De fait, Browning opère un savant mélange des genres dans une atmosphère de poésie ténébreuse, quasi irréelle. C'est une réussite, même si on regrette que certaines sous-intrigues sentimentales prennent le pas sur l'aspect purement fantastique et horrifique du récit. Mais même dans ces petits travers Browning maîtrise sa copie: Lionel Barrymore nous fait passer du sourire à l'émotion, et la scène finale, sobre, est d'une belle tendresse. Les effets spéciaux sont réalistes pour l'époque et les moyens employés étonnants, puisque Browning fit appel à des décors gigantesques pour y faire évoluer ses acteurs-lilliputiens. L'ensemble présente donc une certaine cohérence dont on ne s'encombrait pas toujours dans les années 1930. Avec cet opus, "l'Edgar Poe du cinéma" prouve qu'il ne connaît pas d’équivalent comme cinéaste de la monstruosité. Ses Poupées du diable, sans être le meilleur Browning, reste néanmoins une assez belle réussite.

A voir, fatalement.

 

Note: 15/20

 

 

 


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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 19:07

Folies de femmes

 

Folies de femmes est un film réalisé par Erich von Stroheim en 1922.

 

Le Comte russe Sergius Karamzin (Erich von Stroheim) et ses deux cousines les princesses Olga (Maud George) et Vera (Mae Bush) sont en exil dans une villa de Monte-Carlo. Sans un sou, ils se livrent au trafic de fausse monnaie. Lorsqu'ils apprennent que l'ambassadeur américain (Rudolph Christians) et son épouse (Miss Dupont) se trouvent à  Monte-Carlo, ils décident que le Comte séduira cette dernière afin de s'introduire dans ce milieu prestigieux et de pouvoir écouler les faux billets en toute tranquillité. Sergius Karamzin joue parfaitement son rôle, mais l'ambassadeur américain ne l'apprécie guère et se méfie de lui.

 

La durée de ce film varie selon les copies. A l'origine, von Stroheim avait fait un premier montage de plus de 8h, bien vite réduit malgré lui à 1h30 environ. foolish-wives.jpg Aujourd'hui, la version la mieux équilibrée et la plus respectueuse du travail de von Stroheim dure environ 2h30. En 2008, le film est rentré dans le National Film Registry pour conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis. Erich von Stroheim n'est autre que l'officier allemand dans La Grande illusion de Jean Renoir ou le majordome dans Sunset Boulevard de Billy Wilder. Vous trouverez ces deux films sur classiquesducinema.com.  A noter, pour ceux qui en doutaient encore: tourné en 1922, Folies de femmes est donc nécessairement un film muet. Il peut sembler inhabituellement long. Et pourtant, son autre réalisation Les Rapaces avoisine les 4h!

Avec Folies de femmes, Erich von Stroheim est considéré comme le premier maître de l'ironie de l'Histoire du cinéma. Après onze mois de tournage, lassé des rallonges de budget sans cesse réclamées de façon impérative, le producteur Carl Laemmle envoya son assistant, le jeune Irving Thalberg (22 ans) à Hollywood pour arrêter de force le tournage. C'est le premier film dont le budget fut supérieur à un million de dollars, un bon tiers de cette somme ayant été affectée à la reconstitution de la place centrale de Monte-Carlo dans le parc des Studios Universal. Dans ce décor, il fit évoluer jusqu’à quatorze mille figurants. Le film fut un succès mais Universal ne voulut plus faire travailler Erich von Stroheim, jugé incontrôlable.

Comme on l’imagine aisément, le film déclencha des vives réactions et protestations. On lui reprochait d’avilir la femme et d’encourager la dépravation. Le fait que la « victime » du comte soit une femme américaine occasionna des réactions épidermiques des exploitants de salles aux Etats-Unis qui parfois taillèrent dans le film ou changèrent certains intertitres : la jeune femme n’était ainsi plus présentée comme la femme d’un représentant du peuple américain. Rudolph Christians, l’acteur qui interprète le diplomate américain, mourut d’une pneumonie pendant le tournage. Il fut habilement remplacé par Robert Edeson dans certaines scènes. Il est assez difficile de dire exactement lesquelles (source: l'oeil sur l'écran).

 

Folies de femmes est sorti la même année que Nosferatu de Murnau. Mais si ce dernier a terriblement vieilli, ce n'est pas le cas pour la réalisation de von Stroheim. Contre toute attente, les 2h30 de ce film muet passent comme 18857733.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070907_052827.jpgune lettre à la poste. Pour cause, il nous offre une réalisation parfaite, bourrée de charme mais sans pitié pour la haute société d'entre-deux-guerres. Les gentlemen, oisifs et engoncés dans leurs superbes uniformes qui ne signifient plus rien sont si caricaturaux qu'ils valurent à von Stroheim le titre de premier maître de l'ironie dans l'Histoire du cinéma. Folies de femmes est l'un des films majeurs de ce réalisateur, qui s'y impliqua entièrement puisqu'il est à la fois auteur du scénario, metteur en scène et acteur principal. Sa prestation d'acteur est bluffante. Drôle, cynique, risible, immoral: il porte le film à lui tout seul dans un climat très particulier qui mêle grand luxe et décadence. Le film est en quelque sorte marqué par la démesure et la mégalomanie de son auteur, mais aussi par sa personnalité, ce qui a pour effet de lui donner une âme: 90 ans après, Folies de femmes se regarde toujours avec plaisir.

Pour l'anecdote, aucun film de von Stroheim n'est visible tel qu'il l'imaginait à l'origine. Trop longs, tournés avec un excessif goût du détail, ils ont tous été coupés, mutilés voire censurés. C'est notamment le cas pour Folies de femmes. Mais la version d'Arthur Penning, considérablement réduite par rapport au premier montage (d'environ 8h à 2h20) est néanmoins parfaitement équilibrée. C'est, paraît-il, la plus respectueuse des intentions de von Stroheim, à voir en priorité donc.

A noter: ne regardez pas les résumés proposés sur internet (wikipédia, allociné), ils dévoilent  presque toujours -et bien maladroitement- une partie de l'intrigue!

Conclusion: mordant et soigné, très bien interprété par le magistral Erich von Stroheim lui-même, ce film muet est un petit bijou.

 

Note: 18/20

 

 

 

 

 


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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 02:00

 

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 JULIEN GUIOMAR (1928 - 2010)

 

 

Acteur incontournable, Julien Guiomar a joué dans plus de soixante films et dans des dizaines de pièces de théâtre.

Reconnaissable à son physique imposant et à sa voix de stentor, c'était un des grands seconds rôles du cinéma français. Aussi à l'aise dans les comédies que dans Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, l'acteur s'est fait un nom en incarnant un colonel grec dans Z de Costa-Gavras (1969). La même année, il jouait le curé espagnol dans La Voie lactée de Luis Buñuel. Par la suite, il fut également le colonel Vincent dans Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré (1983), le commissaire Bloret dans Les Ripoux (1984) et Jacques Tricatel dans L'Aile ou la Cuisse (1976), deux films de Claude Zidi.

 

Guiomar, c'est d'abord une présence: une gueule associée à une gestuelle théâtrale inimitable.

Mais c'est surtout cette voix rauque et puissante qui contribua tant à son succès et qui rendait ses colères redoutables.

 

Guiomar a cotoyé les plus grands (Belmondo, Delon, Gabin, Ventura, de Funès, Noiret, etc) . Bien que cantonné aux seconds rôles, c'était un acteur populaire très talentueux. On ne tourne pas par hasard avec Costa-Gavras, Buñuel, Rappeneau, Sautet, Malle, Zidi, Broca, Granier-Deferre, Resnais ou Lautner.

 

Hommage-a-Julien-Guiomar_galleryphoto_home_std.jpg

 

En son honneur, petit florilège d'extraits de ses prestations les plus marquantes.

 



On se souvient de l'ignoble Tricatel, chantre de la restauration rapide, et ennemi de Louis de Funès dans L'aile ou la cuisse (1976) de Claude Zidi:

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ens-6N45FCs

 


L'abbé La Margelle, chef des voleurs au côté de Jean-Paul Belmondo dans Le Voleur (1967) de Louis Malle:





Oncle dépressif de Jean-Paul Belmondo dans l'Incorrigible (1975) de Broca:



Colonel de police corrompu, il joue aux côtés d'Yves Montand et de Charles Denner dans Z (1969) de Costa-Gavras:

 



Résistant dans Papy fait de la résistance (1983) de Jean-Marie Poiré:

http://www.youtube.com/watch?v=Q3BPGm8aHgQ

 


Liste de ses films

horse-1970-05-g1966 : Le Roi de cœur, de Philippe de Broca : Mgr Marguerite
1967 : Ballade pour un chien, de Gérard Vergez : Robin
1967 : Le Voleur, de Louis Malle : l'abbé La Margelle
1967 : Toutes folles de lui, de Norbert Carbonnaux : Antoine
1968 : Pour un amour lointain, d'Edmond Séchan : Maxime
1968 : La Louve solitaire, d'Édouard Logereau : Durieux
1969 : La Fiancée du pirate, de Nelly Kaplan : le Duc
1969 : Z, de Costa-Gavras : le colonel
1969 : L'Auvergnat et l'autobus, de Guy Lefranc : Me Valentin Chanterive
1969 : La Voie lactée, de Luis Buñuel : le curé espagnol
1970 : La Horse, de Pierre Granier-Deferre : le commissaire
1970 : Borsalino, de Jacques Deray : Simon Boccace
1971 : Les Mariés de l'an II, de Jean-Paul Rappeneau
1971 : Doucement les basses, de Jacques Deray : Francisco
1972 : Décembre, de Mohammed Lakhdar-Hamina : le général Beaumont
1972 : La Violenza: Quinto potere, de Florestano Vancini : commissaire Golino
1972 : L'Étrangleur, de Paul Vecchiali : l'inspecteur Simon
1973 : La Raison du plus fou, de Raymond Devos et François Reichenbach : le patron du restaurant
1973 : La Proprietà non è più un furto, d'Elio Petri : le directeur de la banque
1973 : L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, de Nina Companeez : le mari de Rosemonde
1974 : Tendre Dracula, de Pierre Grunstein : le producteur
1974 : Dites-le avec des fleurs, de Pierre Grimblat : le docteur Comolli
1974 : La Moutarde me monte au nez, de Claude Zidi : Albert Renaudin
1974 : Bons baisers... à lundi, de Michel Audiard : Poudevigne
1975 : Aloïse, de Liliane de Kermadec : le directeur de théâtre
1975 : Une baleine qui avait mal aux dents, de Jacques Bral : Julien
1975 : Section spéciale, de Costa-Gavras : le substitut
1975 : Souvenirs d'en France, d'André Téchiné : Victor
1975 : Adieu poulet, de Pierre Granier-Deferre : Ledoux
1975 : L'Incorrigible, de Philippe de Broca : Camille
1976 : Mado, de Claude Sautet : Lépidon
1976 : L'Aile ou la Cuisse, de Claude Zidi : Jacques Tricatel
1976 : Barocco, d'André Téchiné : Gauthier
1977 : L'Animal, de Claude Zidi : Fechner
1977 : Mort d'un pourri, de Georges Lautner : Fondari
1978 : La Zizanie, de Claude Zidi : Dr Landry
1978 : Ils sont fous ces sorciers, de Georges Lautner : Stumph-Bachelier, le président
1978 : Les Ringards, de Robert Pouret : Jeannot Bidart, dit "La presse"
1979 : Je vous ferai aimer la vie, de Serge Korber : Dr. Soltier
1979 : Cher papa (Caro papà), de Dino Risi : Parrella
1979 : Milo-Milo, de Nicos Perakis : Louis
1980 : Je suis photogénique (Sono fotogenico), de Dino Risi : Carlo Simoni
1980 : Le Bar du téléphone, de Claude Barrois : Antoine Bini
1980 : Inspecteur la Bavure, de Claude Zidi : Vermillot
1981 : Est-ce bien raisonnable ?, de Georges Lautner : Raymond Volfoni
1983 : Un chien dans un jeu de quilles, de Bernard Guillou : Alexandre
1983 : Équateur, de Serge Gainsbourg : Bouilloux
1983 : Papy fait de la résistance, de Jean-Marie Poiré : colonel Vincent
1984 : Carmen, de Francesco Rosi : Lillas Pastia
1984 : Les Ripoux, de Claude Zidi : commissaire Bloret
1985 : L'Arbre sous la mer, de Philippe Muyl : Thomas
1985 : Le Matou, de Jean Beaudin : Aurelien Picquot
1986 : Le Débutant, de Daniel Janneau : Lucien Berger
1987 : Flag, de Jacques Santi : Léon Terzakian
1987 : Bahia de tous les saints (Jubiabá), de Nelson Pereira dos Santos : Luigi
1987 : Dernier été à Tanger, d'Alexandre Arcady : commissaire Gomez
1987 : Les Deux crocodiles, de Joël Séria : Julien Derouineau
1988 : Terre sacrée, d'Emilio Pacull
1989 : African Timber, de Peter F. Bringmann : Girolles
1989 : Astérix et le coup du menhir, de Philippe Grimond (voix)
1990 : Plein fer, de Josée Dayan : Fabiani
1991 : Robinson et compagnie, de Jacques Colombat (voix)
1992 : Léolo, de Jean-Claude Lauzon : Grand-Père
1993 : Je m'appelle Victor, de Guy Jacques : Emile
1997 : Violetta la reine de la moto, de Guy Jacques : Corneille
1997 : Que la lumière soit !, d'Arthur Joffé : Dieu le père
2001 : J'ai faim !!!, de Florence Quentin : Guyomard
2003 : Clandestino, de Paule Muxel : Jean

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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 02:08

Nous apprenons avec une profonde tristesse que l'excellent acteur Julien Guiomar n'est plus.

Les classiques du cinéma saluent cet excellent acteur, qui comptait parmi les plus grands.

Un hommage lui sera très bientôt rendu.

 

 

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