The Rocky Horror Picture Show est une comédie musicale réalisée par Jim Sharman en 1975.
La voiture de Janet (Susan Sarandon) et Brad (Barry Bostwick), un jeune couple fraîchement fiancé, tombe en panne dans un petit chemin isolé. Avisant un château à proximité, ils s'y rendent dans l'espoir d'être secourus. Un domestique effrayant (Richard O'Brien) les fait entrer, propulsant Janet et Brad dans des festivités excentriques et inattendues auxquelles ils ne peuvent échapper. Bientôt, ils font la rencontre du maître des lieux, l'étrange Frank N Furter (Tim Curry).
Le Rocky Horror Picture Show fait beaucoup d'allusions cinématographiques: Docteur Folamour de Stanley Kubrick (accent allemand et fauteuil roulant du Dr Scott, qui ne peut s'empêcher de
faire le salut hitlérien), Nosferatu, dont le vampire inspira le personnage du domestique, ou Bande à part de Godard, dont la scène du madison est reprise par celle du Time Warp. La création de
Rocky est bien entendu une parodie des multiples adaptations cinématographiques du roman de Mary Shelley : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Lorsque Rocky grimpe la tour de la RKO avec
Frank N Furter sur le dos, il faut y voir une allusion directe à King-Kong. Enfin, les tatouages « love » et « hate » sur les doigts du rockeur Eddie sont une allusion à
Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur. Pour l'anecdote, le tatouage « 4711 » sur la cuisse droite de Frank fait référence à l'eau de cologne homonyme qui était très en vogue dans les
années 1970 dans les milieux gays. L'histoire du film est censée se passer dans un des États conservateurs du centre des États-Unis pendant le scandale du Watergate, en novembre 1973. Quand Brad
et Janet sont dans la voiture au
début du film, on peut
entendre à la radio le président Richard Nixon parler de sa démission. (Source: wikipédia)
Barry Bostwick, qui interprète Brad, est également connu pour avoir joué le maire de New-York dans l'excellente série Spin City. A cette occasion, il lui arrivait de porter un pin's sur lequel était marqué "I Survived Rocky Horror" ("J'ai survécu à Rocky Horror"). Il s'agit bien sûr d'un clin d'oeil à son rôle dans le film, pas toujours très valorisant...
A l'origine, The Rocky Horror Picture Show était une comédie musicale très populaire de Richard O'Brien (le domestique dans le film). Transposé de la scène à l'écran en 1975, il fit un bide à sa sortie. Un cinéma de New-York commenca à le projeter à ses séances de minuit, ce qui eut pour effet de réunir un noyau dur de spectateurs complètement accros à cette parodie de science-fiction/film d'horreur. Il est peu à peu devenu l'objet d'un véritable culte dans lequel le public avait sa part d'action (les plus passionnés s'habillaient comme les personnages, et apportaient des accessoires, comme du riz qu'ils jetaient pendant la scène du mariage). Pour les amateurs, le Studio Galande à Paris (5e) est le dernier cinéma en Europe à proposer le Rocky Horror Picture Show en permanence chaque vendredi et samedi soir.
Inutile de disserter sur le scénario, il n'y en a (presque) pas. Ce n'est pas l'objet du Rocky Horror Picture Show. Adapté d’un spectacle à succès de Broadway, ce film
revisite le thème de Frankenstein sur fond de comédie musicale décalée et érotique. Voire parfois quasi pornographique, mais sans que ce soit
franchement
vulgaire. Ce midnight movie (films à petit budget diffusés tard le soir) est un délire artistique célébrant le comique kitsch, le mauvais goût et les plaisirs de la chair. La nullité recherchée
du film surprend par son résultat: c'est une réalisation désopilante. Nous sommes, certes, dans le registre de la comédie musicale et le genre peut ne pas plaire à tout le monde. Mais oubliez
Grease et consorts, ici les acteurs sont transsexuels et chantent en bas résille. C'est une ode décalée à la perversion, à l'érotisme, et à tout ce qui peut heurter les sensibilités bien nées.
Pour autant, pas sûr que les imbéciles qui y voient un appel à la tolérance aient raison, tant l'idée de "faire passer un message" semble absurde dans ce genre de réalisation dont l'objectif
avoué est de se payer une tranche de rigolade. Objet non identifié entre science-fiction, oeuvre de série B et film d'horreur, il faut une sacrée dose de second degré pour apprécier.
Avec un peu de bon sens, on comprend vite que ce n'est pas le film à regarder avec grand-mère. Les images choisies pour illustrer ces propos parlent
d'elles-mêmes. Du grand n'importe quoi jubilatoire.
Note: 18/20
commence par une caresse et se termine par un
coup de cravache"! On doit ce choix à un coup de poker de von Sternberg, qui prit alors le risque d'imposer une débutante dans le rôle pivot du film. Emil Jennings, qui joue le rôle du
professeur, était bien plus connu à l'époque, puisqu'il venait de recevoir le premier Oscar du meilleur acteur en 1929.
un conte cruel tourné avec beaucoup d'acuité. Chaque réplique
semble mûrement réfléchie, et guidée par le seul souci d'efficacité de la mise en scène. On sent chez von Sternberg que la percussion des images est le maître-mot.
A titre d'exemple, l'une des premières scènes s'ouvre sur la
mort du petit oiseau du professeur Rath, qui ne chantera plus, et que la servante jette au feu sans trembler. Cela renforce ainsi l'impression de vie
tristement banale de Rath, mais prélude également du sort qui pourrait lui être réservé par la suite. Von Sternberg joue sur deux tableaux, tout en contraste, entre la première et la
seconde partie du film, et il est rare qu'une scène du début ne trouve son pendant, tristement déformé, vers la fin. Emil Jennings, par sa prestation irréprochable,
contribue grandement à donner vie à cette césure. Ajoutons que Marlene Dietrich dégage une sensualité qu'il faut bien se garder de juger avec les canons
modernes de la beauté. Les belles femmes d'aujourd'hui n'ont plus grand chose à voir avec celles des années 1930, plus charpentées mais pas moins sensuelles! Si son interprétation n'est
pas réellement inoubliable, elle reste néanmoins de très bonne facture.
transaction immobilière avec le Comte Orlok (Max Schreck). Sa jeune femme Ellen (Greta Schroeder) est très inquiète de ce voyage, mais le laisse
partir. Hutter ne tarde pas à réaliser que le Comte Orlok est en réalité Nosferatu, vampire se nourissant du sang de ses victimes. Mais celui-ci, tombé par hasard sur un portrait d'Ellen, est
décidé à acheter le bâtiment proposé par Hutter, situé juste en face de la maison du couple. Lors de son voyage, Nosferatu répand la terreur sur son passage.
L'oeuvre de Bram Stoker représentait une histoire reposant sur le
conflit éternel entre lumière et obscurité; il n'était donc pas illogique d'en adapter une version au cinéma muet, lequel ne dispose presque exclusivement que de ces deux effets. Murnau a ainsi
accouché d'une oeuvre expressionniste dégageant un certain contraste visuel selon l'état d'esprit des personnages principaux.
que les souliers rouges l'entraînent malgré elle. Incapable de s'arrêter de danser, elle finit par
mourir.
Par où commencer?
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