Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 15:51

FANFAN-LA-TULIPE.jpg

Fanfan la Tulipe est un film de Christian-Jaque, réalisé en 1951 et sorti en 1952, avec Gérard Philipe dans le rôle principal.

Coureur de jupons, Fanfan (Gérard Philipe) s'engage dans l'armée française pour échapper à une de ses conquêtes.
Convaincu qu'il va épouser la fille du roi (Sylvie Pelayo), persécuté par un officier de son régiment (Noël Roquevert),  aimé en secret par la belle Adeline (Gina Lollobrigida), la vie de Fanfan n'est pas de tout repos.
Les choses se précipitent lorsqu'il est arrêté, et condamné à mort par Louis XV (Marcel Herrand).
Adeline va alors tout faire pour obtenir sa grâce. fanfan

Il y a eu plusieurs versions de Fanfan la Tulipe, mais celle-ci reste la plus aboutie aux yeux des puristes.
C'est un des rôles les plus connus de Gérard Philipe.
L'excellent auteur René Fallet a participé au scénario, avec le non moins talentueux dialoguiste Henri Jeanson (Hôtel du Nord, La Vache et le prisonnier, etc.).
Si vous achetez le DVD, vous aurez droit à deux versions: la version originale en noir et blanc, et la version colorisée, qui paraît-il, est très soignée. Malgré tout, je vous recommande de rester sur la version noir et blanc
Pour l'anecdote, Fanfan la Tulipe fut le premier film français à être doublé en chinois.
Ce film passe en ce moment à la filmothèque du quartier latin.

Cette version de Fanfan la Tulipe est LA référence du film de cape et d'épée.
Christian-Jaque signe une oeuvre au rythme enlevé, sur fond d'aventures et d'humour, avec d'excellentes prestations d'acteurs. Outre Gérard Philipe, Noël Roquevert est une fois de plus extrêmement talentueux.
Il y a des cascades et des rebondissements à foison, on rit, on frissonne, on apprécie.
Pas grand chose à reprocher, donc, à ce petit film bien agréable.
Mais à titre personnel et sur le même registre, je vous recommanderais davantage "Cartouche" de Philippe de Broca, avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale.

Note: 14/20







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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 20:33



L'Assassin habite au 21 est un film d' Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay, Suzy Delair, et Noël Roquevert.

Un mystérieux assassin sème la terreur en laissant une carte de visite au nom de "Monsieur Durand" sur ses victimes.
L'enquête du commissaire Wens (Pierre Fresnay) le conduit jusqu'à une pension de famille, occupée par d'étranges personnages. Un fakir-prestidigitateur (Jean Tissier), un docteur de la coloniale (Noël Roquevert), une romancière vieille fille par la force des choses (Maximilienne), un ancien boxeur aveugle (Jean Despeaux) ou bien encore un valet de chambre imitateur de bruitages (Marc Natol). A cela s'ajoute la fiancée du commissaire (Suzy Delair), bien décidée à démasquer elle-même ce "Monsieur Durand".
Le commissaire Wens en est persuadé: l'assassin est l'un des membres de cette pension.

L'Assassin habite au 21 est l'adaptation du roman éponyme de Stanislas-André Steeman, qui avait situé l'action à Londres. Clouzot a francisé le livre, en choisisant Paris pour toile de fond, en changeant le nom du commissaire, et en substituant le nom originel de l'assassin "Mr Smith" en "Monsieur Durand".
C'est le premier long-métrage du réalisateur. Difficile à croire, au vu de l'impressionnante maîtrise du scénario et de la montée progressive et sans essouflement du suspense.
Les répliques sont rondement jouées, parfois assez caustiques.
A noter, pour les parisiens: ce film est projeté à la filmothèque du Quartier Latin, 9 rue Champollion. La copie, bien qu'ancienne, est de bonne qualité. Le DVD est très difficile à trouver, alors foncez.

Ce film est un petit bijou. Clouzot y mêle suspense et humour percutant pendant 1h25.
L'intrigue fonctionne parfaitement, et Clouzot prend un malin plaisir à emmeler toutes les présomptions de culpabilité des personnages.
Il faut avouer que les acteurs ne sont pas en reste, entre un Pierre Fresnay pasteur plus vrai que nature, un Noël Roquevert aussi bon que d'habitude (Pierre Larquay: -Vous faites l'apologie du crime! Roquevert: -"Non, de l'hécatombe. En rythme industriel"), et une Suzy Delair ingénue et complètement déjantée.
La tension dramatique ne fait pas défaut et les dialogues sont aux petits oignons. Certains sont d'ailleurs assez osés, pour l'époque.
Ajoutez à cela le charme propre aux bons vieux Clouzot vieillis en fût de chêne, et vous obtenez un excellent policier, captivant et drôle.


Note: 18/20

(l'extrait vidéo est assez mauvais et mal choisi, n'ayant pas retrouvé la bande-annonce d'époque)


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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 12:04
Je suis en vacances, il n'y aura pas d'article cette semaine ni la semaine prochaine...
Merci de votre compréhension, et à très bientôt.
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 16:05



L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot est un documentaire réalisé par Serge Bromberg, sur un film inachevé de Clouzot avec Romy Schneider et Serge Reggiani.

En 1964, Clouzot réunit Schneider et Reggiani autour d'un projet de film traitant du thème de la jalousie.
Le réalisateur souhaite porter ce thème jusque dans ses extrêmes, en filmant la névrose psychotique d'un homme fou amoureux de sa femme. Clouzot a dans l'idée de tourner le monde réel en noir et blanc, et les fantasmes maladifs en couleur.
Fait rare, le film dispose d'un budget illimité et d'une liberté de mouvements exceptionnelle.
Or, ce qui pourrait passer pour un avantage va se révéler fatal. Techniciens et acteurs poussés à bout, équipes désoeuvrées en attendant les directives du réalisateur, Reggiani qui abandonne le plateau sans préavis, etc.
Lorsque Clouzot fait un infarctus, c'est le projet entier qui s'écroule.

Serge Bromberg, le réalisateur de ce documentaire, explique qu'en 1963 la Columbia avait accordé un budget illimité à Kubrick pour son Docteur Folamour, et que les résultats étant probants, elle avait voulu faire de même avec Clouzot.
Si le film a été un échec puisqu'il n'a jamais été fini, il faut avouer que le rendu final aurait probablement été bluffant.
Les images tournées en couleur illustrant la névrose de Reggiani sont extrêmement modernes et esthétiques.
Résultat? Une Romy Schneider toute en formes géométriques, très sexy, dans une atmosphère psychédélique assez particulière.
Ce documentaire nous apprend beaucoup de choses sur les méthodes de travail de la Clouze (surnom donné à Clouzot par Reggiani), et délivre quelques anecdotes amusantes: Clouzot, qui ne pouvait pas encadrer Reggiani (lequel le lui rendait bien), l'aurait fait courir des heures derrière sa caméra jusqu'à épuisement total pour une simple prise de vue.

Difficile de dire si l'Enfer aurait été un bon film ou pas. Mais Bromberg nous plonge avec plaisir dans les archives de cette oeuvre, et nous permet de se faire une idée précise de ce qu'aurait pu être le résultat final, probablement assez décoiffant.

Le documentaire suggère que l'origine de cet échec vient peut-être du manque d'encadrement financier et de contrainte temporelle de la Columbia. Avec un budget et une marge de manoeuvre illimités, le maître du suspense à la française s'est assez vite enfoncé dans des plans techniques sans fin, dans des détails anecdotiques inutiles.
On pensait Clouzot doté d'un talent inné de réalisateur, on croyait même que tout lui était facile, mais on mesure ici à quel point ces assertions sont fausses.
S'agissant du documentaire à proprement parler, une seule critique sur la forme: les horribles reconstitutions modernes interprétées par Gamblin et Béjo, qui arrivent à chaque fois comme un pavé dans la mare. On s'en serait bien passé.
Sans être extraordinaire, ce documentaire ravira néanmoins les amateurs de cinéma en général, de Clouzot en particulier (Cf. Quai des Orfèvres et Le Corbeau référencés sur ce site).


Note: 13/20





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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 10:10



White Heat a été réalisé en 1949 par Raoul Walsh, avec James Cagney et Virginia Mayo.

Cody (James Cagney) est un gangster violent qui organise une attaque de train avec des complices.
Au cours de cette attaque, plusieurs personnes sont tuées. La police cherche activement les responsables. En guise d'alibi, Cody se fait alors inculper pour un petit délit qui ne lui coûte que deux ans de prison.
Mais la police n'est pas dupe, et envoie dans la même cellule que lui un faux codétenu qui est en fait policier (Edmond O'Brien), chargé d'infiltrer Cody et sa bande.

White Heat a été nominé pour l'Oscar du meilleur scénario. Le film est également connu sous le nom "L'Enfer est à lui".
Film noir, c'est aussi et surtout un film à haut suspense, lié au double jeu du policier-détenu, régulièrement à deux doigts de se faire démasquer.
Il faut dire que James Cagney semble taillé pour ce rôle de méchant cynique et violent.
Le film a une petite tendance psychanalytique, avec la relation quasi incestueuse entre Cody Jarett et sa mère. Mais ce n'est pas l'aspect le plus intéressant.
Film noir, brutal, White Heat annonce avant l'heure les films de gangster des années 60.

White Heat est une réalisation très bien rythmée, noire mais efficace. Il y a du souffle dans ce film, et une belle intensité. Mise en scène, scénario et réalisation sont vraiment irréprochables.
James Cagney est extrêmement crédible en gangster impulsif et violent. Ses crises d'épilepsie et son complexe d'Oedipe apportent également beaucoup à la complexité de son personnage.
A titre personnel, j'ai été un peu déçu par la fin,  presque baclée. Mais rien de rédhibitoire non plus (et c'est une opinion très subjective).

Sans être un chef d'oeuvre, White Heat est donc un film très agréable à regarder, qui n'a pas pris une ride.

Note: 15/20
(et merci à Anne de me l'avoir recommandé)



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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 13:17




The Lost weekend a été réalisé par Billy Wilder en 1945. Il est également connu sous le nom "Le Poison" ou "Le Weekend perdu".

Don Birnam (Ray Milland) est un alcoolique qui n'a pas bu une goutte depuis 10 jours. Afin de l'aider à guérir, sa fiancée (Jane Wyman) et son frère (Philippe Terry) organisent un week-end à la campagne.
Mais Birnam rechute, et se met de nouveau à boire. Il rate le train et reste tout le week-end seul à écumer les bars.
Malgré tous les efforts de sa fiancée, Birnam n'arrive pas à résister à la tentation de la bouteille, et se saoule du matin au soir.
Mais il sait que cette situation ne peut plus durer et qu'il faudra y mettre un terme, d'une manière ou d'une autre.


Ce film traite âprement du thème de l'alcoolisme, sans faire dans la demi-mesure; il ne s'agit pas d'une représentation du petit penchant gentillet pour quelques verres, mais de la dépendance la plus absolue à la bouteille. Le type d'attirance irrésistible qui rend fou, provoque des hallucinations, et conduit à rejeter ses proches afin de rester en tête à tête avec Dionysos.
Certaines scènes sont frappantes, comme celle où Birnam voit une chauve-souris s'attaquer à une petite souris. D'autres sont gênantes, comme celle où il supplie Nat le barman de lui servir un verre, et comme celle où il en est réduit à voler un sac à main pour payer ses additions.
The Lost weekend de Billy Wilder a été réalisé bien avant Stalag 17, Sept ans de réflexion ou Certains l'aiment chaud; nous sommes ici dans un registre radicalement opposé à l'humour de ces trois réalisations. Et pourtant, Wilder semble se montrer aussi à l'aise dans le drame que dans la comédie.
Ce film a recu plusieurs Oscar en 1945, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
Ce qui n'a pas empêché le public de le bouder, probablement à cause de son réalisme noir, à la limite du morbide.

The Lost Weekend est l'histoire d'une longue descente aux enfers filmée de manière réaliste et austère. Ne vous attendez pas à des effets spéciaux, à des scènes superflues, ou à des dialogues inutiles. L'alcoolisme est abordé sous l'angle le plus tragique et, de facto, le plus efficace.
Les ronds de verre d'alcool qui finissent par représenter des menottes ou la bouteille suspendue par une corde laissent apercevoir l'enfermement absolu des victimes de la bouteille et l'absence de perspective libératrice.

J'ai trouvé que ce film manquait parfois d'un fil conducteur crédible, produisant quelques longueurs. Mais pour le reste, rien à redire.

En se contentant de filmer la souffrance et l'impuissance d'un homme, Wilder évite l'écueil du film moralisateur ou, pire, du film dénonciateur. Abordé sous l'oeil du traitement réaliste, ce film est une oeuvre intéressante que je recommande.

Je ne sais plus qui m'a conseillé de le regarder, mais je le remercie.

 

Note: 16/20

 

 

 

 

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 14:46



La Nuit du chasseur est un film réalisé par Charles Laughton en 1955, avec Robert Mitchum.

Avant d'être arrêté pour hold-up, Ben Harper (Peter Graves) a eu le temps de confier le butin à ses enfants, John (Billy Chapin) et Pearl (Sally Jane Bruce).
En prison, il est enfermé avec Harry Powell (Robert Mitchum), faux prêcheur qui ne songe qu'à lui faire avouer où est le magot.
Libéré peu de temps après, ce dernier se rend chez la veuve de Ben Harper (Shelley Winters), qui vient d'être pendu.
Il comprend très vite que les enfants connaissent l'emplacement de la cachette.
Il épouse alors Willa Harper, avec pour seule intention de tout leur faire avouer.
Une nuit, les enfants s'échappent. Mais Harry Powell les poursuit inlassablement

La Nuit du chasseur est récemment sorti deuxième meilleur film de tous les temps d'un sondage organisé auprès de cinéastes renommés.
A l'époque pourtant, le film n'apparût pas comme un événement, et fit un flop. Charles Laughton renonca alors à en réaliser un second.
On dit que c'était le film préféré de Robert Mitchum.
Anecdote: Peter Graves, le père des enfants, devint plus tard très connu grâce à son rôle de Jim dans Mission: impossible...

A l'image des deux mots tatoués sur les phalanges du faux prêcheur (Haine/Amour), La Nuit du chasseur est un film où innocence et vice croisent le fer, dans une grande tension.
Noir, assez particulier, très bien servi par Robert Mitchum, on en sort assez déconcerté. Difficile de trancher sur ce film de l'Amérique rurale aux accents de cauchemar.
Je vous laisse vous faire un avis en le regardant.

Note: 13,5/20





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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:38
Suite à des contraintes d'emploi du temps, le film de cette semaine paraîtra... la semaine prochaine.
Merci de votre compréhension.
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 16:30



L'Affaire Thomas Crown est un film réalisé par Norman Jewison en 1968.

Thomas Crown (Steve McQueen), playboy financier américain, organise un hold-up pour tromper son oisiveté. Tout se déroule parfaitement, et les enquêteurs piétinent.
Mais Vickie Anderson (Faye Dunaway), détective engagée par la compagnie d'assurance de la banque, commence à le soupçonner.
Attiré par la jeune femme, Thomas Crown entre alors dans un jeu de séduction dangereux avec la jeune femme.

Ce film a connu un remake nettement moins bon que l'original en 1999, avec Pierce Brosnan et Rene Russo. 
La scène du baiser entre Steve Mc Queen et Faye Dunaway dure environ une minute! Elle est aujourd'hui presque aussi connue par les amateurs de cinéma que le film lui-même.
Sean Connery était d'abord pressenti pour jouer le rôle de Thomas Crown, mais il déclina l'offre. Plus tard, il avoua regretter cette décision. Nous un peu moins, tant McQueen est crédible dans cette prestation.

De l'aveu même de Steve McQueen, ce rôle de gentleman cambrioleur fut son préféré. C'est dire à quel point il estimait le film.
Et il est vrai que nous avons là quelque chose de bonne facture, avec des acteurs attachants. Le remake n'est pas complètement mauvais, mais son ambition de faire aussi bien que son aîné était difficile à réaliser.
Le scénario de cette première version est efficace, et même la musique y est réussie (Oscar 1969 de la meilleure musique).
Bref, il s'agit là d'un bon film, que je vous recommande (ne vous fiez pas à la bande-annonce, assez médiocre).

Note: 17/20




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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 01:50



Le Quai des brumes est un film réalisé par Marcel Carné en 1938.

Jean (Jean Gabin), déserteur de l'armée coloniale, se rend au Havre afin de quitter la France. Au hasard de sa fuite, il rencontre Nelly (Michelle Morgan), une jeune fille dont il tombe amoureux. Les deux jeunes gens sont heureux ensemble, mais Nelly subit la contrainte de son tuteur (Michel Simon) et d'un petit voyou de la région (Pierre Brasseur), tandis que Jean sait qu'il va devoir bientôt partir pour le Vénézuela.

Le scénario, tiré d'un roman de Mac Orlan, porte la patte de Carné et de Jacques Prévert à l'adaptation et à la réalisation. C'est la seconde collaboration de Prévert à un film de Carné, après Drôle de drame.
C'est dans Le Quai des brumes que Gabin énonce le célébrissime "T'as de beaux yeux, tu sais" à Michelle Morgan qui, complètement envoutée, lui répond: "Embrassez-moi".

Le Quai des brumes, bien que lapidé par la Nouvelle vague quelques décennies plus tard (pas toujours bien inspirée, il faut l'avouer), connut un vrai succès à sa sortie.
Ce film tragique, noir, et en même temps si poétique (merci Prévert), ne s'encombre d'aucun artificice. Un peu triste, certes, mais parfaitement desservi par Gabin et Morgan.
Revers de la médaille: on a parfois l'impression d'attendre quelque chose -qui n'arrive finalement jamais.
Bref, en passant un bon moment et sans rien trouver à lui reprocher, on reste toutefois un peu déçu par ce film, probablement trop conventionnel pour véritablement envoûter.


Note: 13/20





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