Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 01:50



Le Quai des brumes est un film réalisé par Marcel Carné en 1938.

Jean (Jean Gabin), déserteur de l'armée coloniale, se rend au Havre afin de quitter la France. Au hasard de sa fuite, il rencontre Nelly (Michelle Morgan), une jeune fille dont il tombe amoureux. Les deux jeunes gens sont heureux ensemble, mais Nelly subit la contrainte de son tuteur (Michel Simon) et d'un petit voyou de la région (Pierre Brasseur), tandis que Jean sait qu'il va devoir bientôt partir pour le Vénézuela.

Le scénario, tiré d'un roman de Mac Orlan, porte la patte de Carné et de Jacques Prévert à l'adaptation et à la réalisation. C'est la seconde collaboration de Prévert à un film de Carné, après Drôle de drame.
C'est dans Le Quai des brumes que Gabin énonce le célébrissime "T'as de beaux yeux, tu sais" à Michelle Morgan qui, complètement envoutée, lui répond: "Embrassez-moi".

Le Quai des brumes, bien que lapidé par la Nouvelle vague quelques décennies plus tard (pas toujours bien inspirée, il faut l'avouer), connut un vrai succès à sa sortie.
Ce film tragique, noir, et en même temps si poétique (merci Prévert), ne s'encombre d'aucun artificice. Un peu triste, certes, mais parfaitement desservi par Gabin et Morgan.
Revers de la médaille: on a parfois l'impression d'attendre quelque chose -qui n'arrive finalement jamais.
Bref, en passant un bon moment et sans rien trouver à lui reprocher, on reste toutefois un peu déçu par ce film, probablement trop conventionnel pour véritablement envoûter.


Note: 13/20





Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 15:29



La Grande bouffe a été réalisé en 1973 par Marco Ferreri.

Marcello (Marcello Mastroianni), Philippe (Philippe Noiret), Michel (Michel Piccoli) et Ugo (Ugo Tognazzi) sont quatre amis respectivement pilote de ligne, juge, réalisateur, et restaurateur.
Réunis à la campagne, ils organisent une énorme "bouffe", et invitent des prostituées.
Leur but: manger jusqu'à en mourir.
Bientôt, les prostituées s'en vont, écoeurées. Mais l'opulente Andréa (Andréa Ferréol), fascinée par ce suicide culinaire, décide de rester.

Inutile d'être devin pour deviner à quel point ce film décapant a pu choquer le public de 1973. Hué au Festival de Cannes (cf vidéo n°2), Noiret répondit: « Nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimé se voir dedans. C'est révélateur d'une grande connerie ».
Ce suicide programmé d'une société désabusée constitue une comédie tragique et une critique féroce de la société de consommation.
Scène représentative: Michel Piccoli, gavé par ses amis, qui meurt dans un grand pet sonore.

Dans La Grande bouffe, vous êtes face à quelque chose de cru et de parfois choquant. La position sociale de ces personnages jusqu'au-boutistes n'est pas faite pour alléger le malaise ambiant...
Film corrosif de tous les excès et de toutes les impudeurs, il aurait pu n'être qu'un navet de plus. Mais admirablement servi par un quator d'acteurs explorant les (pseudo) vices de la société bourgeoise, c'est une oeuvre finalement assez intéressante.
Salace, paillarde, en somme "radicale".

Note: 13/20





Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 13:02




Docteur Folamour a été réalisé par Stanley Kubrick, et détient la particularité de voir Peter Sellers jouer trois rôles différents.

Suspectant les communistes de conspirer contre les Etats-Unis en voulant empoisonner leur eau potable, le général américain Jack Ripper (Sterling Hayden) donne l'ordre à plusieurs B 52 de détruire l'URSS.
Pour assurer ce succès, il isole totalement sa base de commandement.
Le président des Etats-Unis (Peter Sellers) convoque ses généraux au Pentagone, où l'ambassadeur soviétique (Peter Bull) lui révèle que l'attaque de l'URSS déclencherait automatiquement la mise en marche d'une "machine du Jugement dernier", programmée pour détruire toute forme de vie humaine sur terre.
Si le Docteur Folamour (Peter Sellers), spécialiste nazi de l'armement, trouve cette menace plausible, le général "Buck" Turgidson (George C. Scott), farouche anti-soviétique, ne croit pas l'URSS assez développée pour mettre au point une invention de ce type.

Le nom du général, Jack Ripper, est évidemment emprunté au tristement célèbre Jack the Ripper, soit "Jack l'éventreur".
Peter Sellers joue trois personnages du film: le Capitaine Mandrake (la seule personne qui a accès au Général Ripper), le président des Etats-Unis, et le Docteur Folamour.
Mention spéciale à Peter Seller, bien sûr, mais également à la formidable prestation de George C. Scott (le procureur  du film "Autopsie d'un meurtre").
La « machine du Jugement dernier » décrite par l'ambassadeur soviétique dans le film a vraiment été étudiée par l'URSS au début des années 1960. Le projet consistait en un vaste cargo rempli de produits hautement radioactifs devant circuler le long des côtes soviétiques et qui, en cas de destruction de l'URSS, devait jouer le rôle d'une immense bombe radiologique. Ce projet n'a jamais vu le jour devant les risques évidents d'accident (source: wikipédia).
Scènes mémorables: Peter Sellers en président américain tentant de prévenir le président soviétique de l'attaque imminente de l'URSS "par accident".
Ou cette réplique du président américain au général Turgidson et à l'ambassadeur soviétique occupés à se battre: "Messieurs, vous ne pouvez pas vous battre ici! Vous êtes dans le PC de Guerre!".
Egalement: le Docteur Folamour tentant de contrôler son bras droit faisant le salut nazi.
Aussi: la plupart des répliques du général Turgidson, sous-estimant très ouvertement les soviétiques.
Pour finir, cette phrase du général Ripper: "Je suis résolu à ne pas tolérer l'infiltration communiste, la propagande communiste, la subversion communiste, l'intoxication et le complot communiste qui sappent et qui putrifient tous nos plus précieux fluides corporels."

Charge anti-militariste, les armes de "Docteur Folamour" sont avant tout l'humour noir et le cynisme.
On rit beaucoup, on s'inquiète parfois, et on applaudit souvent cet opus magistralement servi par des acteurs de qualité. Nous avons le droit à trois Peter Sellers pour le prix d'un, et à un George C. Scott qui en vaut bien trois.
Bien que l'humour utilisé ne soit pas le plus léger, on est tout de même assez loin de l'Orange Mécanique violent et sans finesse (sans plaisir aussi, pour ma part).
Le thème de l'homme perdant le contrôle de la machine est plutôt commun, mais il faut avouer qu'ici, Kubrick fait mouche en signant une très bonne comédie grinçante

Note: 17/20





Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 11:52



Un Tramway nommé Désir a été réalisé par Elia Kazan en 1951, avec pour acteurs principaux Marlon Brando et Vivien Leigh.

Stella Dubois (Kim Hunter) a tout quitté pour vivre avec Stanley Kowalski (Marlon Brando), jeune ouvrier d'origine polonaise. Installés dans un quartier populaire de la Nouvelle-Orléans, ils reçoivent un jour la visite de la soeur de Stella, Blanche (Vivien Leigh). Celle-ci ne tarde pas à s'installer chez eux. Jeune femme distinguée, Blanche est tout de suite attirée par son beau-frère, mais révulsée par l'attitude hostile dont il fait preuve à son égard.
La cohabitation devient de plus en plus difficile entre Blanche et Stanley.

Ce film est l'adaptation cinématographique d'une pièce de théatre à succès jouée en 1947 à Broadway. C'est cette pièce -et surtout ce film- qui révélèrent Marlon Brando au public.
On dit de Kazian qu'il est le premier à avoir osé introduire le thème des pulsions sexuelles dans un long-métrage hollywoodien. Pour éviter une condamnation de la Ligue pour la vertu, le studio Warner Brothers fit couper plusieurs scènes sans prévenir Kazian, qui n'avait pas les droits sur le montage. Ces scènes ont depuis été réintégrées au film.
Un Tramway nommé Désir a remporté quatre Oscars en 1952.

Bien sûr, il y a Marlon Brando, véritablement exceptionnel de bestialité, effroyable. Il crève l'écran, c'est peu de le dire.
Soulignons aussi la prestation de Vivien Leigh, superbe de crédibilité.
Mais pour le reste... Je vous laisse vous faire une opinion, tant ce film est considéré comme l'un des plus grands. Tout est question de goût, aussi ce qui suit n'engage-t-il que moi.
J'ai trouvé qu'on s'y ennuyait mortellement. La mise en scène, somme toute très classique, n'est pas loin du produit anesthésiant.
Mode d'emploi du visionnage: attendre chaque intervention (chaque charge, plutôt) de Brando avec impatience, et se rendormir juste après.

Note: 10,5/20
(9/10 pour Brando et Leigh, le reste se partage entre la réalisation et le scénario)





Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 15:36



To be or not to be est un film réalisé en 1942 par Ernst Lubitsch.

Varsovie, 1939. Hitler vient d'envahir la Pologne. Un agent double à la solde des Allemands (Stanley Ridges) réussit à s'emparer de documents révélant l'identité des membres du réseau de résistance polonais.
Une troupe de théatre (Carole Lombard, Jack Benny, etc.) va tout faire pour récupérer ces documents, en se déguisant en espions ou en officiers allemands. Certains acteurs ayant tendance à "surjouer", ce jeu dangereux se révèle plus délicat que prévu.

Le film a été produit en 1942 mais n'est sorti en Europe qu'à la fin de la guerre, sous le titre "Jeu Dangereux".
Il s'agit bien d'une comédie; mais assez particulière, puisqu'elle fut tournée pendant qu'Hitler mettait l'Europe à feu et à sang.
"Ma théorie de base est que l'être humain le plus digne est ridicule au moins deux fois par jour" (Ernst Lubitsch).
A sa sortie, le film n'a pas rencontré le succès escompté. Pire, il a beaucoup choqué un public ne comprenant pas que l'on rie de la terreur nazie ("Ce que j'ai moqué dans ce film, ce sont les nazis et leur idéologie ridicule" répondra Lubitsch).
Mention spéciale pour Sig Ruman en Colonel Ehrhardt!

Comédie décapante, To be or not to be emprunte la même approche que Le Dictateur (1940).
Les bons mots sont nombreux dans cette oeuvre abordée avec une audacieuse légèreté (la blague d'Hitler et du fromage, ou celle d'un officier allemand à propos de l'acteur Joseph Tura: "Il massacrait Shakespeare, comme nous, la Pologne !").
Reste aujourd'hui une oeuvre très drôle et parfaitement menée, bien plus aboutie que "Barbe-Bleue et ses huit femmes".

Note: 16,5/20




Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 12:02



Autopsie d'un meutre a été réalisé par Otto Preminger en 1959. Les acteurs principaux sont James Stewart et George C. Scott.

Avocat, Paul Biegler (James Stewart) passe l'essentiel de son temps à la pêche. L'état de ses finances l'oblige à accepter une affaire de meurtre. Paul devient le représentant du lieutenant Manion (Ben Gazzara), accusé d'avoir assassiné l'homme qui aurait violé sa femme (Lee Remick).
Mais le comportement de celle-ci et le manque de coopération du lieutenant ne lui facilitent pas la tâche.
Confronté à un brillant avocat général (George C. Scott), Paul va livrer de terrifiantes joutes juridiques pour faire émerger la vérité.

Autospie d'un meutre a reçu 7 nominations aux Oscar.
Ce film dépeint une représentation cynique du système judiciaire, dans laquelle la vérité importe moins que la férocité des combats entre les deux parties. A ce titre, on peut le rapprocher de cet excellent Clouzot qu'est "La Vérité", avec Brigitte Bardot dans le rôle de l'accusée.
A noter, l'apparition de Duke Ellington dans le film, qui en a d'ailleurs composé la musique.
Le juge est incarné par Joseph N. Welsh, avocat de profession, connu pour avoir été confronté au sénateur McCarthy suite à la "chasse aux sorcières" aux USA.

D'une durée de 2h40, Autopsie d'un meutre souffre parfois de longueurs, et il faut attendre une vingtaine de minutes pour réellement accrocher.
Mais ceux qui ont le courage de passer ce cap ne le regretteront pas: les combats homériques entre l'avocat général (George C. Scott) et l'avocat de la défense (James Stewart) sont hypnotisants de tension. Preminger analyse ce procès de telle façon, qu'on en sort avec des bouffées de chaleur. Tous les futurs avocats devraient le voir, car c'est un bon moment de cinéma, et peut-être aussi une intéressante école d'apprentissage.

Note: 18/20





Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 07:00



L'Aventure c'est l'aventure a été réalisé par Claude Lelouch en 1972. Les acteurs sont Lino Ventura, Aldo Maccione, Jacques Brel, Charles Denner et Charles Gérard.

Aldo (Aldo Maccione), Lino (Lino Ventura), Jacques (Jacques brel), Simon (Charles Denner) et Charlot (Charles Gérard) sont cinq petits escrocs. Lassés de leurs petites combines qui rapportent peu, ils décident de se lancer dans l'escroquerie du show-business et de la politique. Leur premier objectif est d'enlever Johnny Halliday pour demander une rançon.

En guest star, Johnny Halliday jouant son propre rôle...
Scène à retenir: celle où les cinq bandits expliquent à deux gendarmes qu'il faut les laisser s'évader sans délai.
Ainsi que cette réplique de Brel, que vous comprendrez en voyant le film: "Vous travaillez dans un établissement où il n'y a aucune coordination".
Et pour la route, celle du crabe dans le maillot de bain d'Aldo Maccione.
Très typé années 1970, le film a malgré tout assez bien veilli.

L'aventure c'est l'aventure est sans conteste le meilleur Lelouch. Drôle, doté d'acteurs talentueux, surprenant, on ne manque pas d'adjectifs pour louer ce petit divertissement. L'humour pince-sans-rire et sarcastique est bien sûr principalement assuré par les cinq acteurs. A ce titre, soulignons la très bonne performance de Jacques Brel.
Ce film n'est clairement pas un pilier mondial du cinéma, mais il serait bien dommage de s'en priver, ne serait-ce que pour la démarche chaloupée d'Aldo Maccione et le petit accent de Brel.

Note: 17/20




Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 07:00



La Grande évasion a été réalisé en 1963 par John Sturges. L'acteur principal est Steve Mc Queen.

1944. Les Allemands ont construit un stalag destiné à accueillir les prisonniers les plus difficiles, comme les évadés récidivistes. Parmi eux, le Captain Hilts (Steve Mc Queen) ne songe qu'à s'échapper.
A peine arrivés dans ce camp spécial, quelques prisonniers font une tentative, mais sont vite rattrapés.
Hilts est enfermé dans une cellule d'isolement. En sortant, il dévoile son plan pour se faire la belle. C'est à une évasion de grande ampleur qu'il songe.

La Grande évasion est le film qui consacra Mc Queen. Au point que pendant le tournage, les relations entre Bronson et Mc Queen étaient, paraît-il, désastreuses. Par la suite, il tourna Le kid de Cincinnati, Bullit (commentaire sur ce site), et La Tour infernale.
Pilote émérite, c'est lui qui a tourné les scènes finales de moto.
La Grande évasion est un film tiré d'une histoire vraie. De ce point de vue, cette incroyable aventure humaine force l'admiration.

Ce film est un classique du genre, avec La Grande illusion, et, sur un autre registre, Stalag 17.
D'une belle intensité dramatique, mais également assez ludique, on prend beaucoup de plaisir à le voir et à le revoir.
C'est, avec L'Affaire Thomas Crown, l'une des meilleures prestations de l'acteur. Mc Queen et sa balle de baseball sont irremplaçables.
Un des rares films dont je ne connais aucun détracteur, c'est dire s'il réussit là une petite prouesse!

Note: 17,5/20






Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 21:17



Les Tontons flingueurs a été réalisé par Georges Lautner en 1963. On y trouve Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre, ou Claude Rich.

Mourant, Louis le Mexicain (Jacques Dumesnil) fait promettre à son ami Fernand Naudin (Lino Ventura) de s'occuper de sa fille et de ses affaires. Contraint d'accepter, Naudin se rend compte que les activités dont il a accepté la charge sont celles de la pègre.
La succesion du Mexicain attise beaucoup de convoitises, notamment de la part des frères Volfoni (Bernard Blier et Jean Lefebvre). Dans sa tâche, Naudin est aidé par Maître Folace, notaire (Francis Blanche), Pascal, garde du corps (Venentino Venentini), et même un curieux majordome (Robert Dalban).
Mais les choses ne sont pas aussi faciles à gérer avec Patricia, la fille du Mexicain (Sabine Sinjen).

Pour une fois pas de développements inutiles, les dialogues d'Audiard suffisent largement:

Raoul Volfoni (Bernard Blier)
- Non mais t'as déjà vu ça ? en pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...

Pascal (Venentino Venentini)
- A l'affût sous les arbres, ils auraient eu leur chance, seulement de nos jours il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied, l'esprit fantassin n'existe plus ; c'est un tort.
Fernand Naudin (Lino Ventura)
- Et c'est l'oeuvre de qui d'après toi, des Volfoni ?
Pascal (Venetino Venentini)
- Ce serait assez dans leurs sales manières ; Mr Fernand ? Je serais d'avis qu'on aborde molo, des fois qu'on serait encore attendu... Mais, sans vous commander, si vous restiez un peu en retrait... Hein ?
Fernand Naudin (Lino Ventura)
- Ouais, n'empêche qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qu'étaient à la traîne qu'ont été repassés...

Raoul Volfoni (Bernard Blier)
- Mais y connaît pas Raoul ce mec. Y va avoir un reveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu'le sang coule mais maint'nant c'est fini ! Je vais l'travailler en férocité ! l'faire marcher à coup d'latte, à ma pogne je veux l'voir ! et j'vous promets qui demandera pardon ! et au garde-à-vous !

Fernand Naudin (Lino Ventura)
- Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

Raoul Volfoni (Bernard Blier)
- Bougez pas. Les mains sur la table. J'vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours.
Jean (Jean Lefebvre)
- Si ces messieurs veulent bien me les confier... Allons vite messieurs, quelqu'un pourrait venir, on pourrait se méprendre et on jaserait.

Maître Folace (Francis Blanche)
- Touche pas au grisby, salope!

Raoul Volfoni (Bernard Blier)
- Alors, y dors le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.

Les Tontons flingueurs est un film assez exceptionnel. Dialogué par un petit Mozart de l'humour, joué par des acteurs de génie, il faudrait être de mauvaise volonté pour faire le bégueule.
Film sans prétention à l'origine, et pourtant proche de la perfection, bourré de charme.
Le classique de chez classique du cinéma français. Je renonce à énumérer les meilleures scènes, ce serait trop fastidieux.

Note: 18/20



 



Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 20:10



La Poursuite impitoyable a été réalisé par Arthur Penn en 1966. Les acteurs principaux sont Marlon Brando, Robert Redford et Jane Fonda.

Natif d'une petite ville du texas, Bubber (Robert Redford) s'échappe de prison et tente de rejoindre sa femme (Jane Fonda) afin de récupérer de quoi assurer son évasion.
Mais la ville entière, en pleine ébullition du samedi soir, s'échaude à la perspective de l'attraper et de le tuer.
Le shérif Calder (Marlon Brando) tente alors de retrouver Bubber avant les habitants.

Arthur Penn est également le réalisateur de Bonnie & Clyde (sorti un an après), dont vous trouverez  le commentaire sur ce site (22 juin 2009).
Penn filme beaucoup plus les habitants de la ville que le prisonnier en cavale; cela témoigne de sa volonté de peindre au vitriol la population d'une certaine Amérique, hypocrite et raciste.
Scène étonnante: celle où trois hommes prennent le dessus dans une bagarre contre Brando... Il n'était donc pas invincible?
Note: ne vous laissez pas influencer par la bande-annonce, très médiocre et peu représentative de l'intrigue.

La Poursuite impitoyable réunit un casting brillant: Marlon Brando, Robert Redford, et Jane Fonda.
Arthur Penn signe un scénario très bien ficelé et une intrigue intelligente, qui ne se dévoile que peu à peu.
C'est un film dur, assez noir.
La société américaine des années 1960 en sort décapée. Sans tomber dans le cliché du film qui dénonce, on y croise tout de même le thème de l'hypocrisie de la religion mal appliquée, ou du pouvoir corrupteur de l'argent.
Percutant.

Note: 16/20




Par naturalibus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : LES CLASSIQUES DU CINEMA
  • LES CLASSIQUES DU CINEMA
  • : cinéma acteurs films cultes classiques du cinéma monuments du cinéma Culture
  • : Ce site a pour vocation de vous faire découvrir chaque semaine un classique du cinéma. Vous y trouverez un bref résumé, ainsi qu'un commentaire, un extrait vidéo et une note sur 20. Chaque film est noté de manière indépendante, et non en concurrence; comparer ces notes n'est donc d'aucune pertinence. Une suggestion de film? mail: contact@classiquesducinema.com
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Rechercher

Derniers Commentaires

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recommander

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés