Mercredi 28 octobre 2009
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13:17
The Lost weekend a été réalisé par Billy Wilder en 1945. Il est également connu sous le nom "Le Poison" ou
"Le Weekend perdu".
Don Birnam (Ray Milland) est un alcoolique qui n'a pas bu une goutte depuis 10 jours. Afin de l'aider à guérir, sa fiancée (Jane Wyman) et son frère (Philippe Terry) organisent un week-end à la
campagne.
Mais Birnam rechute, et se met de nouveau à boire. Il rate le train et reste tout le week-end seul à écumer les bars.
Malgré tous les efforts de sa fiancée, Birnam n'arrive pas à résister à la tentation de la bouteille, et se saoule du matin au soir.
Mais il sait que cette situation ne peut plus durer et qu'il faudra y mettre un terme, d'une manière ou d'une autre.
Ce film traite âprement du thème de l'alcoolisme, sans faire dans la demi-mesure; il ne s'agit pas d'une représentation du petit penchant gentillet pour quelques verres, mais de la dépendance la
plus absolue à la bouteille. Le type d'attirance irrésistible qui rend fou, provoque des hallucinations, et conduit à rejeter ses proches afin de rester en tête à tête avec Dionysos.
Certaines scènes sont frappantes, comme celle où Birnam voit une chauve-souris s'attaquer à une petite souris. D'autres sont gênantes, comme celle où il supplie Nat le barman de lui servir un
verre, et comme celle où il en est réduit à voler un sac à main pour payer ses additions.
The Lost weekend de Billy Wilder a été réalisé bien avant Stalag 17, Sept ans de réflexion ou Certains l'aiment chaud; nous sommes ici dans un registre radicalement opposé à l'humour de ces trois
réalisations. Et pourtant, Wilder semble se montrer aussi à l'aise dans le drame que dans la comédie.
Ce film a recu plusieurs Oscar en 1945, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
Ce qui n'a pas empêché le public de le bouder, probablement à cause de son réalisme noir, à la limite du morbide.
The Lost Weekend est l'histoire d'une longue descente aux enfers filmée de manière réaliste et austère. Ne vous attendez pas à des effets spéciaux, à des scènes superflues, ou à des
dialogues inutiles. L'alcoolisme est abordé sous l'angle le plus tragique et, de facto, le plus efficace.
Les ronds de verre d'alcool qui finissent par représenter des menottes ou la bouteille suspendue par une corde laissent apercevoir l'enfermement absolu des victimes de la bouteille et l'absence
de perspective libératrice.
J'ai trouvé que ce film manquait parfois d'un fil conducteur crédible, produisant quelques longueurs. Mais pour le reste, rien à redire.
En se contentant de filmer la souffrance et l'impuissance d'un homme, Wilder évite l'écueil du film moralisateur ou, pire, du film dénonciateur. Abordé sous l'oeil du traitement réaliste,
ce film est une oeuvre intéressante que je recommande.
Je ne sais plus qui m'a conseillé de le regarder, mais je le remercie.
Note: 16/20
Par naturalibus
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Jeudi 22 octobre 2009
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14:46
La Nuit du chasseur est un film réalisé par Charles Laughton en 1955, avec Robert Mitchum.
Avant d'être arrêté pour hold-up, Ben Harper (Peter Graves) a eu le temps de confier le butin à ses enfants, John (Billy Chapin) et Pearl (Sally Jane Bruce).
En prison, il est enfermé avec Harry Powell (Robert Mitchum), faux prêcheur qui ne songe qu'à lui faire avouer où est le magot.
Libéré peu de temps après, ce dernier se rend chez la veuve de Ben Harper (Shelley Winters), qui vient d'être pendu.
Il comprend très vite que les enfants connaissent l'emplacement de la cachette.
Il épouse alors Willa Harper, avec pour seule intention de tout leur faire avouer.
Une nuit, les enfants s'échappent. Mais Harry Powell les poursuit inlassablement
La Nuit du chasseur est récemment sorti deuxième meilleur film de tous les temps d'un sondage organisé auprès de cinéastes renommés.
A l'époque pourtant, le film n'apparût pas comme un événement, et fit un flop. Charles Laughton renonca alors à en réaliser un second.
On dit que c'était le film préféré de Robert Mitchum.
Anecdote: Peter Graves, le père des enfants, devint plus tard très connu grâce à son rôle de Jim dans Mission: impossible...
A l'image des deux mots tatoués sur les phalanges du faux prêcheur (Haine/Amour), La Nuit du chasseur est un film où innocence et vice croisent le fer, dans une grande tension.
Noir, assez particulier, très bien servi par Robert Mitchum, on en sort assez déconcerté. Difficile de trancher sur ce film de l'Amérique rurale aux accents de cauchemar.
Je vous laisse vous faire un avis en le regardant.
Note: 13,5/20
Par naturalibus
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Vendredi 16 octobre 2009
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16:38
Suite à des contraintes d'emploi du temps, le film de cette semaine paraîtra... la semaine prochaine.
Merci de votre compréhension.
Par naturalibus
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Jeudi 8 octobre 2009
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16:30
L'Affaire Thomas Crown est un film réalisé par Norman Jewison en 1968.
Thomas Crown (Steve McQueen), playboy financier américain, organise un hold-up pour tromper son oisiveté. Tout se déroule parfaitement, et les enquêteurs piétinent.
Mais Vickie Anderson (Faye Dunaway), détective engagée par la compagnie d'assurance de la banque, commence à le soupçonner.
Attiré par la jeune femme, Thomas Crown entre alors dans un jeu de séduction dangereux avec la jeune femme.
Ce film a connu un remake nettement moins bon que l'original en 1999, avec Pierce Brosnan et Rene Russo.
La scène du baiser entre Steve Mc Queen et Faye Dunaway dure environ une minute! Elle est aujourd'hui presque aussi connue par les amateurs de cinéma que le film lui-même.
Sean Connery était d'abord pressenti pour jouer le rôle de Thomas Crown, mais il déclina l'offre. Plus tard, il avoua regretter cette décision. Nous un peu moins, tant McQueen est crédible dans
cette prestation.
De l'aveu même de Steve McQueen, ce rôle de gentleman cambrioleur fut son préféré. C'est dire à quel point il estimait le film.
Et il est vrai que nous avons là quelque chose de bonne facture, avec des acteurs attachants. Le remake n'est pas complètement mauvais, mais son ambition de faire aussi bien que son aîné était
difficile à réaliser.
Le scénario de cette première version est efficace, et même la musique y est réussie (Oscar 1969 de la meilleure musique).
Bref, il s'agit là d'un bon film, que je vous recommande (ne vous fiez pas à la bande-annonce, assez médiocre).
Note: 17/20
Par naturalibus
1
Jeudi 1 octobre 2009
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01:50
Le Quai des brumes est un film réalisé par Marcel Carné en 1938.
Jean (Jean Gabin), déserteur de l'armée coloniale, se rend au Havre afin de quitter la France. Au hasard de sa fuite, il rencontre Nelly (Michelle Morgan), une jeune fille dont il tombe amoureux.
Les deux jeunes gens sont heureux ensemble, mais Nelly subit la contrainte de son tuteur (Michel Simon) et d'un petit voyou de la région (Pierre Brasseur), tandis que Jean sait qu'il va devoir
bientôt partir pour le Vénézuela.
Le scénario, tiré d'un roman de Mac Orlan, porte la patte de Carné et de Jacques Prévert à l'adaptation et à la réalisation. C'est la seconde collaboration de Prévert à un film de Carné, après
Drôle de drame.
C'est dans Le Quai des brumes que Gabin énonce le célébrissime "T'as de beaux yeux, tu sais" à Michelle Morgan qui, complètement envoutée, lui répond: "Embrassez-moi".
Le Quai des brumes, bien que lapidé par la Nouvelle vague quelques décennies plus tard (pas toujours bien inspirée, il faut l'avouer), connut un vrai succès à sa sortie.
Ce film tragique, noir, et en même temps si poétique (merci Prévert), ne s'encombre d'aucun artificice. Un peu triste, certes, mais parfaitement desservi par Gabin et Morgan.
Revers de la médaille: on a parfois l'impression d'attendre quelque chose -qui n'arrive finalement jamais.
Bref, en passant un bon moment et sans rien trouver à lui reprocher, on reste toutefois un peu déçu par ce film, probablement trop conventionnel pour véritablement envoûter.
Note: 13/20
Par naturalibus
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