Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 01:55



Vol au dessus d'un nid de coucou a été réalisé en 1975 par Milos forman. Les acteurs principaux sont Jack Nicholson et Louise Fletcher.

Mildred Ratched (Louise Fletcher) est infirmière en chef d'un hôpital psychiatrique. Très rigide, elle fait régner sa loi sur les malades. Mais l'arrivée de McMurphy (Jack Nicholson) va semer le trouble, celui-ci donnant aux malades des raisons de s'amuser -et donc de vivre.

Plusieurs acteurs talentueux se sont succédés pour interpréter le rôle de McMurphy: Michael Douglas, Marlon Brando, Gene Hackmann... C'est donc finalement Jack Nicholson qui obtint le rôle. De même, le rôle de l'infirmière a été longtemps incertain, notamment courtisé par Faye Dunaway ou Jane Fonda.

Dans le film, Nicholson porte régulièrement un bonnet; les rumeurs attribuent cette excentricité à une opération d'implants capillaires 2 mois avant le tournage...

Ce film figure à la 20e place du classement de l'American Film Institute. Il a remporté l'Oscar du meilleur film, de la meilleure adaptation, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur et de la meilleure actrice en 1976.
La scène où Nicholson emmène les malades pêcher sur un bateau en les faisant passer pour des médecins vaut son pesant d'or.

Cette oeuvre, parfois drôle, est surtout poignante par la détresse qu'elle dégage. Le jeu des deux acteurs principaux est criant de réalisme; Nicholson livre une prestation exceptionnelle. A la fois tendre et extrêmement dur, Vol au dessus d'un nid de coucou est assurément un grand film.


Note: 17/20


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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 01:30



De l'or pour les braves est un film réalisé en 1970 par Brian G. Hutton, avec Clint Eastwood, Donald Sutherland et Telly Savalas (Kojak...)

1944. Suite à la capture d'un colonel de la Wermacht, le soldat Kelly (Clint Eastwood) découvre que les Allemands ont entreposé 14 000 lingots d'or dans une banque de la petite ville de Clermont.
Avec l'aide de plusieurs soldats, Kelly décide alors de s'emparer du magot. Mais la ville se trouve 45km derrière les lignes ennemies.

Les clins d'oeil au western sont nombreux dans cette réalisation, notamment lorsque Clint Eastwood se retrouve face à un char allemand. Le réalisateur use et abuse du ralenti, de la musique de western, du regard perçant; de tous les clichés courants...
Le scénario est simple mais efficace, parfaitement servi par d'excellents acteurs. Le patriotisme américain et l'esprit militariste en prennent pour leur grade, toujours dans la bonne humeur.

De l'or pour les braves est un très bon divertissement. Plein d'humour, il multiplie les scènes cocasses et assez peu cohérentes (Donald Sutherland buvant son verre de vin affalé dans une chaise longue au milieu des bombardements).
Ce film est considéré comme mineur parce qu'il se contrefiche de plaire et ne s'encombre d'aucune crédibilité historique. C'est ce qui lui donne tant de charme.
Mention spéciale pour Oddball (Donald Sutherland), et pour le Général Colt (Caroll O' Connor) complètement à côté de la plaque du début à la fin.


Note: 13,5/20



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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 01:25



Sueurs froides est un film réalisé par Alfred Hitchcock en 1958. Les acteurs principaux sont James Stewart et Kim Novak. Il est parfois plus connu sous son titre original: Vertigo.

Lors d'une poursuite sur les toits de San Francisco, Scottie (James Stewart) découvre qu'il est atteint d'acrophobie.
Cette tare l'empêche de sauver un collègue policier. Rendu responsable de sa mort, Scottie quitte la police.
Un ancien camarade lui demande alors d'enquêter sur sa femme Madeleine (Kim Novak), qu'il pense possédée par une vieille tante.
Scottie tombe amoureux de la jeune femme, et la sauve in extremis d'une tentative de suicide. Mais il ne peut empêcher certains évenements d'arriver.

Cette oeuvre fut boudée par le public lors de sa sortie. Elle est pourtant aujourd'hui classée dans le top 100 de l'American Film Institute.
Hitchcock a utilisé des techniques inédites pour suggérer le vertige qui frappe James Stewart, à l'instar du travelling compensé (travelling arrière et zoom avant simultanés). Cela permet à l'image de se déformer, et confère ainsi beaucoup de réalisme à la scène.

La mise en scène cinématographique est très réussie, et le scénario à rebondissements parfait. Le vertige sert de matrice à Hitchcock, qui élève ce thriller au rang de chef-d'oeuvre de l'angoisse. Tout le monde se rappelle de la scène du clocher, devenue incontournable. C'est un film très abouti, et assez réussi.

Note: 15/20





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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 01:31



Les Yeux sans visage est un film réalisé par Georges Franju en 1960, avec Pierre Brasseur.

Le docteur Génessier (Pierre Brasseur) est un célèbre chirurgien. A la suite d'un accident de voiture dont il est responsable, sa fille Christianne (Edith Scob) devient défigurée. Grâce à son assistante (Alida Valli) qui piège de jeunes femmes pour les attirer dans son laboratoire souterrain, Génessier tente alors de greffer un nouveau visage à Christianne.

Ce film macabre est néanmoins assez réussi esthétiquement. Toutes les scènes d'horreur sont suggérées, et l'ambiance d'épouvante se trouve dans l'ellipse ou s'inspire de la musique de Maurice Jarre.
De plus, Franju emploie des techniques qui alimentent ce registre. Ainsi parvient-il à parsemer le film d'un réalisme morbide, qui confère encore plus d'horreur à la narration (à l'image du moment où Génessier commente scientifiquement et froidement la putréfaction du visage de sa fille).

"La peur naît des silences, de la précision des gestes d'un chirurgien fou, de la présence obsédante d'objets tranchants. Le masque blanc qui recouvre le visage défiguré d'Edith Scob se révèle plus angoissant que ses chairs brûlées, puisqu'on peut tout imaginer." (Samuel Douhaire)

Seul le regard de Christianne, terrifiant malgré le masque, reste inchangé. Ce sont d'ailleurs ses yeux que l'on garde le plus en mémoire.

Ce film légèrement morbide réussit la petite prouesse de puiser toute sa technique dans la puissance suggestive. Vous ne verrez aucune scène choquante à proprement parler. Franju ne montre pas, mais crée l'ambiance. Le résultat est étouffant et assez bluffant. Un des meilleurs films fantastiques.

Note: 15/20




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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 00:22



La Vie est belle a été réalisé par Franck Capra en 1946. On y trouve James Stewart et Donna Reed.

Suite au décès de son père, George Bailey (James Stewart) est contraint de reprendre la société familiale de prêts à la construction, et de repousser son rêve de devenir explorateur.
Grâce à lui, la plupart des habitants de la ville de Bedford Falls devient propriétaire d'un logement. Mais il entre en conflit avec Potter (Lionel Barrymore), l'homme le plus riche de la ville, qui a juré sa perte.
George se marie et vieillit, mais se sent prisonnier de cette ville car ses aspirations au voyage s'éloignent un peu plus chaque jour.
Suite à un incident, la banque entre en grosse difficulté financière.

"Ce film synthétise tout ce que l'univers de Capra contient de généreuse utopie et de grandeur humaniste." (Petit Larousse des films 2009)
Ce film figure à la 11e place du classement de l'American Film Institute (Citizen Kane et Casablanca, dont vous trouverez l'analyse sur ce blog, s'attribuent les deux premières places).

La Vie est belle est  l'histoire d'un homme qui rêve de voyager mais se sacrifie pour les autres. Au premier abord, ce synopsis peut paraître plat, mais Capra réussit à transformer un thème niais en une magistrale réussite. Ce concentré d'humanisme, malgré sa très grande naïveté, offre un délicieux moment. Un petit conte de fée à la Capra, un grand film du cinéma.

Note: 17/20


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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 02:23



Bonnie and Clyde a été réalisé en 1967 par Arthur Penn. Bonnie est interprétée par Faye Dunaway, Clyde par Warren Beatty, et son frère Buck par Gene Hackman.

Etat-Unis, années 1930. Bonnie (Faye Dunaway), une jeune femme désoeuvrée, rencontre Clyde (Warren Beatty), un petit gangster tout juste sorti de prison. Ensemble, ils commencent à braquer les petits commerçants, puis s'attaquent aux banques. Avec l'aide du frère de Clyde (Gene Hackman), de sa femme (Estelle Parsons) et d'un complice (Michael J. pollard), la bande écume un nombre impressionnant d'états américains. Bientôt, le gang Barrow jouit d'une belle renommée dans tout le pays. Mais les filets de la police se rapprochent chaque jour davantage.

Comme chacun sait, Bonnie and Clyde est tiré d'une histoire vraie. En 1934, Bonnie écrivit un poème relatant l'histoire du gang Barrow, qu'elle envoya à la presse. Il fit grand bruit et fut diffusé dans tous les journaux américains. C'est de ce poème que Gainsbourg s'inspira lors de son duo avec Brigitte Bardot.
Tourné sur les lieux mêmes des méfaits de Bonnie & Clyde, ce film fut nominé 10 fois aux Oscars.

Le seul reproche que l'on pourrait faire au film est de "glamouriser" les personnages. On ne peut s'empêcher de les trouver attachants -voire attendrissants- malgré leurs forfaits. Mais cela reste une excellente exécution, servie par un jeu d'acteurs irréprochable et un rythme haletant. Un grand film, durant lequel on ne s'ennuie pas une seconde.

Note: 16,5/20





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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 02:01



Les Damnés est un film de Luciano Visconti, réalisé en 1969. Les acteurs principaux sont Dirk Bogarde, Helmut Griem, ou Charlotte Rampling.

1933. Le baron Joachim von Essenbeck (Albrecht Schoenhals), patriarche d'une puissante famille, fête son anniversaire. Tout le monde est réuni, dont Herbert (Umberto Orsini), le directeur des usines von Essenbeck. Le soir même, le Reichstag de Berlin est incendié. Joachim annonce alors son intention de nommer à la direction de l'entreprise un membre de la famille plus proche des nazis, aux dépens d'Herbert jugé trop libéral.
Dans la nuit, le baron est retrouvé assassiné. Les soupçons se portent sur Herbert, forcé de s'enfuir.
Dès lors, tous les membres de la famille vont se déchirer pour prendre la tête de l'entreprise, en opérant des rapprochements de plus en plus assumés avec les nazis.

Le film débute le soir de l'incendie du Reichstag, événement dont le parti national-socialiste s'est vivement emparé pour accroître son influence. Dès ce moment, Visconti nous fait assister à la lente décomposition de la famille von Essenbeck. Parallèlement à l'avènement de l'Allemagne nazie, le spectateur est en effet invité à assister à la décadence de cette grande famille allemande.
Historiquement parlant, le film témoigne à la fois de l'incendie du Reichstag et de la nuit des Longs Couteaux.
Voici ce qu'en disait le réalisateur: " Le nazisme était totalement négatif mais pour faire un film sur le nazisme, il faut prendre un petit fragment, et j'ai pris une famille, dans cette famille j'ai voulu déchainer les instincts les plus bas, les moins nobles, et c'est un exemple, le nazisme n'est pas là en entier: le nazisme a eu également d'autres aspects, mais je les ai laissés de côté."

Cette brillante tragédie, teintée d'influence shakespearienne (Macbeth), est d'une rare richesse. Visconti nous offre un décryptage de l'influence nazie sur l'industrie allemande lors de l'avènement d'Hitler. Il nous interdit toute contemplation de ce pouvoir montant, en encadrant le film d'une atmosphère franchement morbide. L'ensemble constitue une charge d'une grande puissance sur la décadence de la société allemande, rongée par le nazisme. Un film à voir sans attendre.


Note: 18/20


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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 02:17



Bullit est un film sorti en 1969, réalisé par Peter Yates. Les rôles principaux sont tenus par Steve McQueen et Jacqueline Bisset.

San Francisco. Chalmers (Robert Vaughn), un politicien, confie à l'officier de police Franck Bullitt (Steeve McQueen) la mission de protéger un témoin important. Malgré toutes les précautions prises, ce dernier est grièvement blessé. Convaincu qu'il y a eu des fuites, Bullitt ne fait confiance en personne. Il retrouve alors la trace d'une jeune femme (Jacqueline Bisset) à qui le témoin avait téléphoné peu avant.

Bullitt est surtout connu pour son extraordinaire poursuite en voiture dans une ville merveilleusement photogénique: San Francisco. Cette scène fait désormais partie des moments cultes du cinéma.
Excellent pilote (il a participé aux 24h du Mans), Steve McQueen a refusé d'être doublé, la vitesse des voitures frôlant pourtant parfois les 200km/h en pleine ville.

L'intrigue de Bullitt est certes un peu vieillie, et ce n'est pas le meilleur film de McQueen.
Mais il a le mérite de constituer un excellent polar (qui ne fait pas dans la dentelle) et se livre à une analyse intéressante des rapports entre le pouvoir et la police.
Une réalisation en soi assez classique, mais dont tout le charme réside dans le jeu de Steve McQueen et de Jacqueline Bisset.

Note: 14,5/20





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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 00:31


La Dolce vita a été réalisé en 1960 par Federico Fellini. Les acteurs principaux sont Marcello Mastroianni et Anita Ekberg.

Marcello (Marcello Mastroianni) est un playboy journaliste, qui passe ses journées à traquer le scandale, et ses nuits à faire la fête avec la société bourgeoise romaine, traquant les joies éphémères des fêtes et du sexe. Un jour, il croise la route de Sylvia (Anita Ekberg), jeune starlette américaine. Marcello tombe sous le charme.

Fellini met en scène la jeunesse dorée italienne des années 1950, qui carbure au désoeuvrement et à la décadence. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'on ne trouve aucune narration structurée, mais plutôt un enchevêtrement de petites scènes déconnectées l'une de l'autre. Leur seul lien est Marcello, qui semble s'enfoncer un peu plus à chaque progression du film.
Sans rien révéler de l'intrigue, j'en retiens bien sûr la scène de la fontaine, magique, et la dernière scène, où Marcello se voit offrir le choix de continuer à vivre dans le stupre -symbolisé par le monstre marin- ou d'opter pour une vie plus saine, symbolisée par la jeune fille.

Je vais me faire des ennemis, mais voilà un "chef-d'oeuvre" que je déboulonnerais bien de son piédestal. Il s'agit là d'un bon film, qu'on pourrait presque rapprocher du documentaire (le talent de réalisateur de Fellini en plus). Les acteurs sont irréprochables, et plusieurs scènes assez merveilleuses (la montée des marches de l'église, la fontaine, le dancing avec le père de Marcello, la mort de Steiner, la dernière scène, etc.). Ce sont celles qui donnent tout son cachet au film. Aucun doute là-dessus.
Mais Fellini  pêche par manque de simplicité (d'humilité?). Ce film a tendance à jouer le jeu des fresques intellos et, somme toute, soporifiques. C'est dommage.

Note: 13,5/20





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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 00:20


La Bête humaine a été réalisé par Jean Renoir en 1938. Les interprètes principaux sont Jean Gabin et Simone Simon.

Lantier (Jean Gabin), conducteur de locomotives, souffre de pulsions meurtrières issues de sa lourde hérédité alcoolique. Il ne trouve la paix qu'auprès de sa Lison, la locomotive qu'il conduit sur la ligne Saint-Lazare/ Le Havre.
Témoin d'un meurtre, il devient l'amant de la femme de l'assassin (Simone Simon), sous-chef de gare au Havre. Bientôt, celle-ci suggère à Lantier de supprimer le mari encombrant.

La Bête humaine est l'adaptation du roman d'Emile Zola. Après Les Bas-fonds et La Grande illusion, c'est la troisième collaboration entre Renoir et Gabin.

Je retiens de ce film l'image de Gabin maculé de suie sur sa Lison. Son jeu est, comme toujours, impressionnant d'authenticité. Sa prestation est particulièrement magnifiée par la noirceur du tableau. Un film esthétiquement irréprochable, donc.
Pour le reste, j'avoue avoir été assez déçu de cette adaptation, pourtant considérée comme un pilier du cinéma.
On a tendance à s'y ennuyer un peu, et à attendre la fin. Une appréciation très subjective, bien entendu.

Note: 13,5/20




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