Johnny s'en va-t-en guerre est un film réalisé par Dalton Trumbo en 1971.
Johnny (Timothy Bottoms) est un jeune soldat engagé volontaire de la Première Guerre mondiale. Grièvement blessé par un obus, amputé des membres et d'une partie du visage, il survit néanmoins suite à l'acharnement d'un médecin qui le croit dans le coma et l'utilise en tant que cobaye pour faire progresser la médecine. Mais celui-ci ignore que Johnny a gardé un cerveau en parfait état de fonctionnement et reste conscient. Isolé dans une chambre d'hôpital, il se remémore son histoire et tente désespérément de communiquer. Seule une jeune et belle infirmière (Diane Varsi) se montre sensible à son sort.
Le film Johnny s'en va-t-en guerre est tiré du livre éponyme de son réalisateur, Dalton Trumbo. Ce livre fut publié pour
la première fois en 1939, seulement deux jours après
le début de la Seconde Guerre mondiale et il devint rapidement célèbre par son caractère ouvertement anti-militariste. Dalton Trumbo, écrivain et scénariste, a écrit pour les plus grands
réalisateurs: Frank Capra, Otto Preminger, George Roy Hill et même Stanley Kubrick avec lequel il a coécrit le scénario de Spartacus en 1960. Le clip de la chanson "One" du
groupe de hard-rock Metallica reprend des extraits du film Johnny s'en va-t-en guerre. La chanson est elle-même inspirée du film.
N'ayant jamais réalisé de films, Dalton Trumbo pense confier l'adaptation de son roman à son ami Luis Buñuel. Refus de ce dernier, qui apportera néanmoins sa contribution en collaborant à certains plans. Lorsque le roman de Dalton Trumbo sort en 1939, il fait écho à la Seconde Guerre mondiale. De même, lorsque le film sort en 1971, il fait écho à la Guerre du Vietnam: la sortie du film et sa reconnaissance au festival de Cannes eurent une seconde résonance avec l'actualité. Les divers mouvements pacifistes et antimilitaristes des années 1970 firent de Johnny s'en va-t-en guerre une œuvre majeure dans laquelle il convient de voir l'un des plus violents réquisitoires de la littérature et du cinéma américain contre l'absurdité de toutes les guerres (source: wikipédia). A l'image du Soldat bleu (sur le génocide indien), Johnny s'en va-t-en guerre fait en effet partie de ces films corrosifs qui offrent une autre image de la guerre. Présenté à Cannes en 1971 en compétition officielle, Johnny s'en va-t-en guerre a remporté le Prix de la critique international et le Grand Prix du Jury.
Film résolument anti-militariste, jamais l'absurdité de la guerre n'a trouvé meilleure illustration que dans ce réquisitoire de Trumbo.
Johnny s'en va-t-en guerre est la grande réussite d'un réalisateur débutant de 66 ans, scénariste réputé (Exodus, Papillon), poursuivi
pendant les heures noires du maccarthysme comme l'un des "dix d'Hollywood".
Cette
adaptation de son propre livre est l'une des plus impitoyables dénonciations de la folie destructrice de la guerre.
Écrabouillé par un obus sur un champ de bataille, Johnny est une épave humaine clouée sur un lit de souffrances qui implore
qu'on l'achève. Le film est dur, moins en raison des images -on ne voit pas une goutte de sang- que de la torture mentale du personnage principal, amputé
des quatre membres et ne possédant plus q'un sens: le toucher.
Se revendiquant comme un concentré d'humanisme, la vision de Trumbo est naïve et a tendance à exploiter le pathos de la situation. Mais c'est également la force de ce grand film, dur et poignant. L’horreur psychologique atteint ici son apogée. Pour renforcer le malaise, Trumbo altère les repères du spectateur en brouillant les souvenirs et les rêves de Johnny, offrant ainsi quelques scènes assez surréalistes (la rencontre de Johnny avec un Jésus Christ totalement impuissant, interprété par Donald Sutherland). D'un point de vue technique, soulignons également l'audacieuse structure narrative: souvenirs et rêves de Johnny en couleur, dure réalité du mutilé de guerre en noir et blanc.
Terrible manifeste d'une noirceur radicale, à voir sans délai (et absolument en VO).
Note: 16/20
mise à nu. Mais il y a aussi et surtout
beaucoup de Chabrol: l'ambiguïté dont il est si friand dans ses autres réalisations prédomine, au point que si les personnages semblent caricaturaux de prime abord (le père qui veut venger son
fils, l'assassin qui n'est qu'un salaud), le réalisateur se hâte ensuite de brouiller les pistes. Le père est manipulateur, alors que l'ignoble Jean Yanne s'avère être le seul personnage vraiment
franc dans cette petite famille bourgeoise. Chabrol amène ainsi le spectateur à reconsidérer sa vision formatée des choses et des gens en opèrant une remise en question systématique qui conduit
le spectateur de la plus évidente certitude (un père se doit de venger la mort de son fils) au questionnement le plus opposé (le "justicier" est-il fondamentalement différent du criminel qu'il
traque?). Ce n'est pas un hasard si le film se clôt par cette phrase : « Il existe un chant sérieux de Brahms qui paraphrase l'Ecclésiaste : "Il faut que la bête meure ; mais
l'homme aussi. L'un et l'autre doivent mourir." ».
conscience globale […] qui se refuse par
définition à l'analyse politique, morale, psychologique, logique, sociale ou tout ce que vous voudrez des personnages et de leur action. Il considère la réalité comme un bloc, non pas certes
incompréhensible mais indissociable".
documentaire débarassé des oripeaux mélodramatiques traditionnels, ce film est considéré comme l'acte de naissance du courant "néo-réaliste", ouvrant la voie à un des
courants majeurs du cinéma mondial d'après-guerre.
Rossellini pour qualifier cette petite
révolution: "Le néo-réalisme consiste à suivre un être, avec amour, dans toutes ses découvertes, toutes ses impressions. Il est un être tout petit
au-dessous de quelque chose qui le domine et qui, d'un coup, le frappera effroyablement au moment précis où il se trouve librement dans le monde, sans
s'attendre à quoi que ce soit. Ce qui est important pour moi, c'est cette attente."
aveugle prend le vagabond pour un homme riche a notamment nécessité rien de moins qu'un record de 324
prises, pour ne trouver sa version définitive qu'au dernier jour de tournage. La richesse n'étant pas a priori un état perceptible par d'autres sens que la vue, Chaplin a en effet dû déployer
tous les ressorts de son talent de metteur en scène pour imaginer un concours de circonstances suffisamment crédible. La scène de l'élévateur devant le magasin d'antiquité a été préférée au
montage à une autre scène au cours de laquelle le vagabond joue avec un morceau de bois coincé dans une grille d'aération sans parvenir à l'y glisser. La foule curieuse s'amasse bientôt autour de
lui et un employé derrière sa vitrine, très docte, lui explique par gestes, la méthode la plus rationnelle pour faire tomber le bout de bois. Toute la séquence de boxe est inspirée du court
métrage Charlot boxeur. L'attente dans le vestiaire durant laquelle le vagabond prend conscience de la violence des combats en voyant revenir les perdants inanimés et le combat lui-même,
lorsqu'il tire parti de tous les moyens qui sont mis à sa disposition (l'arbitre, les cordes ...) pour éviter les coups de son adversaire, figurent déjà dans ce précédent film de Chaplin. La
séquence est néanmoins enrichie de nouveaux gags ainsi que d'une intrigue et d'une mise en scène plus soignées. (Source informations: wikipédia). Le désintérêt de Virginia Cherrill pour son rôle
de fleuriste pousse Chaplin à renvoyer l'actrice. Après des essais catastrophiques avec Georgia Hale (personnage féminin principal de La Ruée vers l'Or), le cinéaste engage à nouveau l'actrice
renvoyée... contre une hausse de salaire! (Source: Allocine)
Persuadé que la parole allait gâcher la
beauté du cinéma, Charlie Chaplin, infatigable défenseur du mime, déplorait l'arrivée du son et décida de l'ignorer. En 1928, lors de l'avènement révolutionnaire de ce nouveau moyen technique,
c'était prendre beaucoup de risques. D'autant que le tournage s'est terminé en 1930, et que le film ne fut présenté qu'en 1931. Les Lumières de la ville a été tourné dans une attitude de défi, et
fut présenté comme une "comédie romanesque en pantomime". Ce qui n'empêcha pas Charlie Chaplin d'y ajouter des effets sonores et de composer sa propre partition (il dirigea même l'orchestre).
Ainsi que de s'improviser distributeur: il engagea alors son argent pour louer une salle à New-York. C’est donc par l’image que passe la majorité des gags du film, Chaplin déployant toute la
palette de son génie burlesque. D’un début en fanfare où, sur une statue, il livre un génial numéro de pantomime à une scène de boxe aujourd'hui connue de tous, les images frappent plus que le
son n'aurait su le faire. Monument d'équilibre entre le rire et les larmes, cette histoire simple est racontée dans un style dépouillé, celui des grands classiques. Mais il ne faut pas s'y
tromper: chaque détail a son importance, et résulte d'un long et fastidieux travail d'analyse (324 prises pour la scène de la rencontre avec la fleuriste! Un métrage de pellicule égal à cent ou
cent cinquante fois le métrage du film définitif!). Une fois de plus, et peut-être plus que jamais, Chaplin touche et séduit, malgré un comique de répétition parfois lassant.
1925 Le Monde perdu adapté du roman éponyme de Conan Doyle.
énormes doigts du gorille. Alors bien sûr, les effets spéciaux qui constituent l'essentiel du film ont vieilli. Très. Au point qu'on a parfois la sensation de regarder un film animé par des
personnages en pâte à modeler. Mais en faisant un tout petit effort pour éviter le jugement anachronique, on est considérablement impressionné devant la complexité du travail d'animation image
par image (le combat du gorille et des monstres préhistoriques, par exemple). A n'en pas douter, le goût immodéré d'Hollywood pour les effets spéciaux doit quelque chose à King Kong. Outre que le
film se regarde très agréablement, soulignons un de ses aspects attachants: son absence de conventionnalisme. On y croise de l'érotisme mêlant une femme et un animal, des images parfois
difficiles (surtout en 1933), du sadisme pathologique (il faut voir King Kong broyer femmes et enfants entre ses mâchoires, ou écraser de sa grosse patte, avec un plaisir manifeste, un indigène),
on y évite le traditionnel et mièvre happy-end, etc. Paradoxalement, l'ensemble accouche parfois d'une certaine poésie, ce qui est suffisamment rare dans ce genre de film pour être souligné. Pour
finir, la séquence finale est exceptionnelle. Sans tomber dans l'analyse du "tout-nostalgique", on en vient à se dire que ces décors en carton-pâte valent bien les images de synthèses ou la 3D.
Un très bon film, dont l'âge ne doit pas effrayer le spectateur.
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