Vendredi 5 juin 2009
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08:23
Un Taxi pour Tobrouk a été réalisé en 1961 par Denys de La Patellière.
Les acteurs principaux sont Lino Ventura, Maurice Biraud et Charles Aznavour. Les dialogues sont de Michel Audiard.
En 1942, quatre soldats français se retrouvent perdus au milieu du désert africain. Ils réussissent à s'emparer d'une auto-mitrailleuse allemande, et font même un prisonnier, avec lequel ils vont
finir par sympathiser. Mais ils doivent encore rejoindre leurs troupes sains et saufs.
Ce film aux dialogues acérés (merci Michel Audiard) est un grand succès, grâce notamment à ses interprètes. C'est un mélange de comédie, d'aventure et de réflexion sur la nature humaine en
temps de guerre.
Je vous le conseille fortement.
Note: 16/20
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Jeudi 4 juin 2009
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14:34
L'Armée des ombres a été réalisé en 1969 par Jean-Pierre Melville.
Le casting est de choix: Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel ou encore Serge Reggiani.
1942. Soupçonné d'être gaulliste, Gerbier (Lino Ventura) est en fait l'un des chefs de la résistance. Dénoncé, il est arrêté, puis enfermé dans un camp. Il réussit à s'évader, et fait exécuter le
traitre responsable de sa dénonciation. Gerbier reprend ensuite ses activités de résistant, malgré l'extrême danger.
Ce film va à l'encontre de l'archétype du film spectaculaire; Melville nous montre de manière rigoureuse, voire austère, le quotidien des chefs de la résistance: leur isolement, leurs peurs, les
arrestations, les prises de décisions et le cheminement des ordres.
Cette oeuvre est une adaptation du roman de Joseph Kessel. Melville et Kessel ont tous les deux fait partie de cette "Armée des Ombres".
L'Armée des Ombres, traité de manière inhabituellement sobre, est un film poignant et étouffant, à mille lieues de la reconstitution pontifiante de certains films traitant de la vie des français
sous l'Occupation.
Note: 16,5/20
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Mercredi 3 juin 2009
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12:29
Attention, petit bijou...
Réalisé par Henri-Georges Clouzot, et interprété par Bernard Blier, Louis Jouvet et Suzy Delair, ce film est sorti en 1947.
Dans le Paris d'après-guerre, Jenny Lamour (Suzy Delair), chanteuse de music-hall, joue parfois de ses charmes pour faire avancer sa carrière plus rapidement. Elle accepte ainsi de dîner avec un
vieil homme riche et influent, nommé Brignon (Charles Dullin). Mais Maurice (Bernard Blier), l'époux de Jenny, ne l'entend pas de cette oreille; très jaloux, il profère des menaces de mort à
l'encontre de Brignon, devant témoins.
Peu après, le vieil homme est retrouvé assassiné. Un inspecteur du Quai des Orfèvres (Louis Jouvet) mène l'enquête.
Tiré d'un roman de Stanislas-André Steeman, cet opus a reçu le prix de la mise en scène au festival du film de Venise.
Avis aux amateurs: Quai des orfèvres a la réputation, non usurpée, d'être un pilier du cinéma français. Regardez-le, vous ne serez pas déçu.
Note: 17/20
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Mardi 2 juin 2009
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14:22
Hôtel du Nord est un film réalisé par l'excellent Marcel Carné, sorti en 1938, avec Louis Jouvet, Arletty et Annabella.
A l'hôtel du Nord, situé sur le canal Saint-Martin, patrons et clients fêtent la communion d'une jeune fille. Seul M.

Edmond (Louis Jouvet), un homme mystérieux engagé à une prostituée (Arletty), est resté dans sa chambre.
Un jeune couple triste entre, et demande une chambre. Ils s'aiment mais ont l'intention d'en finir avec la vie.
Un coup de feu retentit.
C'est dans ce film qu'Arletty prononce la fameuse phrase "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère?"
Hôtel du Nord est une oeuvre pessimiste, désespérée. Les classes populaires semblent fatalement vouées à un avenir raté, mais confèrent pourtant un fond de poésie au Paris des années 30.
Adapté du roman d'Eugène Dabit, le film est très noir, sur fond de renoncement peint au couteau. Il constitue à n'en pas douter l'un des monuments du cinéma français.
Note: 16,5/20
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Lundi 1 juin 2009
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14:33
La Traversée de Paris a été réalisé par Claude Autant-Lara en 1956.
On y voit au générique Jean Gabin, Bourvil, et Louis de Funès.
Nous sommes sous l'Occupation. Malgré les Allemands, Martin (Bourvil) convoie régulièrement de la viande en

plein Paris, de nuit, pour gagner sa vie. Son acolyte habituel ayant été arrêté, il se voit obligé de faire appel à Grandgil, un inconnu tout juste rencontré qui lui inspire
confiance. Mais dès l'arrivée chez le fournisseur de viande (Louis de Funès), celui-ci se révèle vite incontrôlable, et le trajet extrêmement périlleux. Grandgil se montre féroce à l'égard de ses
contemporains, qu'il juge faibles et peureux, et se révèle très peu soucieux du danger que représentent les Allemands.
La Traversée de Paris est une adaptation d'une nouvelle de Marcel Aymé. Claude Autant-Lara y transforme d'ailleurs totalement la fin.
Lors du choix du casting, Marcel Aymé s'était violemment opposé au choix de Bourvil, mais a par la suite reconnu son erreur.
Ce film est l'un des premiers grands rôles de Louis de Funès.
Claude Autant-Lara signe ici un chef-d'oeuvre, un des meilleurs films du cinéma français. A voir et à revoir, sans oublier de lire la nouvelle de Marcel Aymé.
Note: 17/20
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Dimanche 31 mai 2009
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23:00
Manhattan a été réalisé par Woody Allen en 1979. Comme bien souvent dans ses films, celui-ci s'est gardé un rôle.
Isaac Davis (Woody Allen) est un auteur de sketchs désabusé de 42 ans, qui passe son temps à écrire et réécrire son roman. Sa deuxième épouse (Meryl Streep) vient de le quitter pour une autre
femme, et la relation d'Isaac avec une

collégienne de 17 ans
le laisse insatisfait. Il l'abandonne assez vite pour tomber dans les bras de la maitresse (Diane Keaton) de son meilleur ami.
Manhattan est un des films les plus "intellos" de Woody Allen. On y trouve l'ambiance jazz, les femmes, les questions existentielles, l'écriture. Et bien sûr, New-York. Le film a pour bande son
Rhapsody in Blue de Gershwin, et s'ouvre sur des images de la ville.
C'est un bon Woody Allen, qui ne s'inscrit pas dans la veine de ses premiers films drôles et absurdes; ici le registre est radicalement différent. New-York est admirablement bien filmé, et
l'ambiance jazzy délicieuse.
Note: 15/20
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Samedi 30 mai 2009
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01:55
Attention, frissons.
Psychose a été réalisé par Alfred Hitchcock en 1960, avec Anthony Perkins, Janet Leigh et Vera Miles.
Le patron de Marion Crane (Janet Leigh) lui confie 40 000 $ à déposer à la banque. Marion s'enfuie avec l'argent pour retrouver son amant. Elle roule de nombreux kilomètres, puis s'arrête à un
petit motel dont elle est la seule cliente. Elle y est accueillie par Norman Bates (Anthony Hopkins), qui semble totalement soumis au caractère possessif de sa mère.
Après un dîner avec Norman, Marion dissimule l'argent et se délasse sous la douche...
Psychose fait partie de ces films dont on ne sait vraiment à quel genre ils appartiennent. Film d'horreur ou thriller? Finalement peu importe, tant la différence entre ces deux genres peut être
ténue. Et tant ce film procure d'émotions. Anthony Hopkins signe une brillante performance, à la limite de l'hypnose.
Un grand Hitchcock, probablement le meilleur jamais réalisé. S'il ne devait en rester qu'un, ce serait celui-là...
Note: 16/20
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Jeudi 28 mai 2009
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20:01
Elephant Man est un chef d'oeuvre réalisé par David Lynch en 1980, tiré d'une histoire vraie.
Nous sommes en 1884. Frederic Treeves (Anthony Hopkins), chirurgien, découvre un homme défiguré devenu attraction de foire. John Merrick, le "monstre" (John Hurt) doit son nom à un accident subi
par sa mère alors enceinte de quelques mois, renversée par un éléphant. Emu par ses difformités, le docteur Treeves achète Merrick, et le soustrait à l'humiliation quotidienne d'être montré en
spectacle. Il croit Elephant Man congénitalement idiot, mais découvre bien vite un être intelligent et d'une grande sensiblilité.
Ce film poignant, nommé 8 fois aux Oscars, constitue un témoignage très émouvant de ce qu'a pu être la vie de John Merrick. A voir absolument.
Note: 19/20
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Mercredi 27 mai 2009
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16:39
Le Mépris est un film réalisé par Jean-Luc Godard, sorti en 1963, adapté du roman d'Alberto Moravia.
Il est interprété par Brigitte Bardot, Michel Piccoli et Fritz Lang, qui joue son propre rôle.
Paul Javal (Michel Piccoli) et sa jeune femme Camille (Brigitte Bardot) forment un couple uni. Alors qu'ils rejoignent Fritz Lang pour un tournage, Paul laisse Camille seule avec le producteur du
film, malgré les supplications de cette dernière, très intimidée. Naissent de nombreux malentendus sur les intentions de Paul, qui finissent par se transformer en profond mépris.
La musique, superbe, est de Georges Delerue (cf lien ci-dessous pour l'écouter). Je n'ai jamais adoré le style de jeu très lascif de Bardot, mais l'ensemble reste un bon film, à l'atmosphère
somme toute assez poétique. C'est une des oeuvres constitutives du mouvement dit de la nouvelle vague.
Note: 16/20
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Mercredi 27 mai 2009
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15:35
Les Bons vivants (Un Grand seigneur) a été réalisé par Gilles Grangier en 1965.
C'est un film qui réunit une incroyabe brochette d'acteurs:
Bernard Blier, Louis de Funès, Mireille Darc, Albert Rémy, Jean Lefebvre, Philippe Castelli, Jean Carmet, Andréa Parisy, Darry Cowl, et bien d'autres. Sans compter Audiard aux dialogues.
Il se présente sous la forme de trois sketches:
1. Maison-close: Monsieur Charles (Bernard Blier), directeur d'une maison close, se voit contraint de fermer son établissement suite aux ravages de la loi Marthe Richard. Il remet la lanterne de la
façade à l'une de ses protégées (Andréa Parisy).
2. Au tribunal: cette dernière, victime d'un vol, cherche à récupérer cette lanterne à tout prix. Mais le voleur (Jean Lefebvre) soutient ne l'avoir jamais vue.
3. Les bons vivants: le président de l'Athlétic-club (Louis de Funès) héberge chez lui une jeune fille de joie (Mireille Darc); la cohabitation s'éternise, des amies de la jeune fille viennent
également s'y installer, et les membres de l'Athlétic-club commencent à y passer de plus en plus de temps... Une lanterne est accrochée dehors.
Ce film, très léger, n'en demeure pas moins rafraichissant, grâce à l'excellent jeu d'acteur de ses nombreux interprètes. Mention spéciale pour Louis de Funès et Bernard Blier.
Note: 14,5/20
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