Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 01:00



Le Cerveau a été réalisé par Gérard Oury en 1969. Les acteurs principaux sont Jean-Paul Belmondo, Bourvil et David Niven.

Anatole (Bourvil) et Arthur (Jean-Paul Belmondo), deux petits truands, cherchent à s'emparer des fonds secrets de l'OTAN transportés dans un train spécial. Ils élaborent le "coup du siècle". Mais une autre bande est sur le coup, dirigée par "Le Cerveau" (David Niven), auteur de l'attaque du train postal Glasgow-Londres. Sans le savoir, les deux équipes programment leur hold-up au même endroit...

Le Cerveau fait preuve d'un scénario très imaginatif, bien servi par d'excellents acteurs. La musique est de Georges Delerue, qui avait signé Le Mépris de Godard trois ans auparavant. C'est une comédie très drôle, beaucoup moins connue que La Grande vadrouille ou Le Corniaud mais qui mérite vraiment d'être vue.

Note: 15/20







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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 00:13



Le Corbeau est un film réalisé en 1943 par Henri-Georges Clouzot, avec Pierre Fresnay et Ginette Leclerc.

A saint-Robin, petite ville de province, tous les notables reçoivent des lettres anonymes calomnieuses signées "Le Corbeau". La plus insoutenable suspicion se propage partout, chacun s'accusant tout bas d'être le corbeau. Mais très vite, les soupçons se portent sur le docteur Germain (Pierre Fresnay). Ce dernier mène son enquête.

Ce scénario s'inspire d'un fait divers survenu dans les années 1920: l'affaire de Tulle.
Le film fut interdit à la Libération, sous prétexte qu'il évoquait la délation et qu'il avait été produit par une société allemande. Il fut également fustigé pour immoralité, à cause de sa noirceur absolue.

Clouzot signe ici un petit chef-d'oeuvre, en dessinant au vitriol la vie étouffante d'un village sous tension. L'atmosphère est lourde, certains scènes brillantes, comme celle de la dictée collective, imaginée afin que le coupable se trahisse.
Le Corbeau est un film de grande valeur, comme souvent avec Clouzot.


Note: 17/20





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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 13:01



Casablanca est un film réalisé par Michael Curtiz en 1942. Humphrey Bogart et Ingrid Bergman se partagent les rôles principaux.

Casablanca, Seconde Guerre mondiale. Rick Blaine (Humphrey Bogart), américain exilé, tient l'établissement de nuit le plus populaire de la ville. C'est également l'endroit où s'échangent des papiers pour quitter le pays.
Un jour, Rick rentre en possession de deux sauf-conduits. Lorsque le Major nazi Strasser (Conrad Veidt) arrive à Casablanca, le capitaine de police français Renault (Claude Rains) se plie en quatre pour le satisfaire; il arrête ainsi le chef de la résistance Victor Laszlo (Paul Henreid). A la surprise de Rick, Laszlo n'est autre que le mari de llsa (Ingrid Bergman), la femme de sa vie qu'il a rencontré un an plus tôt à Paris.
llsa lui demande d'aider son mari à quitter le pays grâce aux sauf-conduits, mais Rick a le coeur meurtri, et ne semble pas disposé à les aider.

Lorsqu'ils commencèrent à jouer, le scénario n'était pas tout à fait achevé; les acteurs ne connaissaient donc pas encore la fin du film...

Casablanca est un film parfaitement exécuté. Certaines scènes sont aujourd'hui cultes, à l'instar de celle où les Français chantent la  Marseillaise pour couvrir la voix des Allemands, ou de la scène finale entre Bogart et Bergman sur le tarmac de l'aéroport. Un très beau film.

Note: 16,5/20




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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 00:46



A bout de souffle, réalisé par Jean-Luc Godard, est interprété par Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg.

Michel Poiccard (Jean-Paul Belmondo), jeune voyou, rejoint Paris depuis Marseille dans une voiture volée.A la suite d'un contrôle pour excès de vitesse, il abat un policier avec un revolver trouvé dans la boîte à gant. A Paris, il retrouve Jessica (Jean Seberg), une jeune américaine qui vend le Herald Tribune sur les Champs-Elysées et dont il est épris.
Il lui propose de rejoindre l'Italie ensemble.

Jean-Luc Godard fait une apparition vers le mileu du film; on le voit dénoncer le jeune Michel à un policier.
Voici un excellent témoignage de Raymond Cauchetier, photographe de plateau :
« Avec [Godard], tout était improvisé ou presque. On tournait dans les rues, dans les chambres d’hôtels, avec juste quelques lampes éclairant le plafond, sans prise de son directe. Godard écrivait ses dialogues sur une table de bistrot, soufflait leur texte aux comédiens pendant les prises, et arrêtait le tournage quand il n’avait plus d’idées. Le délire complet pour les tenants du cinéma classique ! Mais la Nouvelle Vague était en train de naître ! »

A bout de souffle réunit un trio assez exclusif: Godard à la réalisation, Truffaut au scénario, et Chabrol à la supervision. Cette collaboration accouche d'un excellent film, insolent et iconoclaste. 
L'un des piliers représentatif de la Nouvelle Vague, dirigé avec une belle sûreté désinvolte.

Note: 16,5/20







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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 11:01



Le Bal des vampires a été réalisé par Roman Polanski en 1967. Ce dernier y joue un rôle, aux côtés de Sharon Tate.

Le professeur Abronsius (Jack McGowran) et son assistant Alfred (Roman Polanski) parcourent la Transylvanie à la recherche de vampires. Alors qu'ils font halte dans une auberge, la fille de l'aubergiste (Sharon Tate) est enlevée par le comte Von Krolock (Ferdy Mayne). L'aubergiste (Alfie Bass), parti à sa recherche, est bientôt retrouvé mort, le corps couvert de morsures.

La version américaine de ce film a tellement été retouchée et tronquée de certaines scènes que Polanski refusa alors que son nom figure sur les copies...
Les éléments classiques du film de vampires sont utilisés (ail, pieux, terreur, etc.), mais Polanski s'en affranchit allègrement pour sortir du genre traditionnel.

Excellent film, jonglant entre peur et (surtout) rires. Ici, les vampires sont juifs, homosexuels, ou bien sourds. C'est une interprétation très drôle, qui n'en respecte pas moins les codes du film d'épouvante. Un bon Polanski.


Note: 16/20


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