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White Heat a été réalisé en 1949 par Raoul Walsh, avec James Cagney et Virginia Mayo.
Cody (James Cagney) est un gangster violent qui organise une attaque de train avec des complices.
Au cours de cette attaque, plusieurs personnes sont tuées. La police cherche activement les responsables. En guise d'alibi, Cody se fait alors inculper pour un petit délit qui ne lui coûte que
deux ans de prison.
Mais la police n'est pas dupe, et envoie dans la même cellule que lui un faux codétenu qui est en fait policier (Edmond O'Brien), chargé d'infiltrer Cody et sa bande.
White Heat a été nominé pour l'Oscar du meilleur scénario. Le film est également connu sous le nom "L'Enfer est à lui".
Film noir, c'est aussi et surtout un film à haut suspense, lié au double jeu du policier-détenu, régulièrement à deux doigts de se faire démasquer.
Il faut dire que James Cagney semble taillé pour ce rôle de méchant cynique et violent.
Le film a une petite tendance psychanalytique, avec la relation quasi incestueuse entre Cody Jarett et sa mère. Mais ce n'est pas l'aspect le plus intéressant.
Film noir, brutal, White Heat annonce avant l'heure les films de gangster des années 60.
White Heat est une réalisation très bien rythmée, noire mais efficace. Il y a du souffle dans ce film, et une belle intensité. Mise en scène, scénario et réalisation sont vraiment
irréprochables.
James Cagney est extrêmement crédible en gangster impulsif et violent. Ses crises d'épilepsie et son complexe d'Oedipe apportent également beaucoup à la complexité de son personnage.
A titre personnel, j'ai été un peu déçu par la fin, presque baclée. Mais rien de rédhibitoire non plus (et c'est une opinion très subjective).
Sans être un chef d'oeuvre, White Heat est donc un film très agréable à regarder, qui n'a pas pris une ride.
Note: 15/20
(et merci à Anne de me l'avoir recommandé)