LES CLASSIQUES DU CINEMA
Blow-Up est un film réalisé par Michelangelo Antonioni en 1967.
Londres, années 1960. Thomas (David Hemmings) est un jeune photographe que tout le monde s'arrache.
Un jour, il se rend dans un parc, et prend une série de photos d'un couple qui s'embrasse.
La jeune femme (Vanessa Redgrave) fait tout pour récupérer les clichés, mais Thomas refuse de les lui céder.
Intrigué, il développe les photos, et aperçoit une arme pointée en direction du couple.
Florilège de critiques dythirambiques:
"Très grand film sur l'illusion et la réalité, sur la confrontation au monde réel. Le héros, Thomas, un photographe, se divertis (sic), au sens Pascalien, de la pensée de sa condition humaine et de la mort, du réel, en magnifiant cette réalité dans son atelier."
" Blow-Up questionne les rapports qu'entretiennent le réel et l'illusion, à travers le parcours initiatique et décousu d'un photographe de mode qui redécouvre, en sortant de son studio, l'épaisseur d'une réalité qui échappe à ses desseins."
"Le cinéma d'Antonioni est très symbolique et existentialiste." (Certes)
Blow Up fait partie de ces films où l'on s'ennuie du début à la fin, mais que les courants intellos adulent parce que quelque part, se cache un sens lointain, dissimulé.
Ce film a reçu la palme d'or 1967 (pas très étonnant). Autant dire que le critiquer, c'est passer pour un couillon.
Scène à retenir: celle des mimes qui, paraît-il, est superbe (ah bon).
Bref, à voir pour se faire une opinion, à fuir pour ceux qui n'ont pas de temps à perdre.
Note: 8/20
Mer 1 jui 2009
2 commentaires
C'était un film très novateur en son temps avec une des premières apparitions de Vanessa Redgrave, une description du swinging london des années 60 avec une prestation live des Yardbirds...certes un peu démodé maintenant mais toujours d'un grand charme.
ACBS - le 20/07/2009 à 21h39
C'est vrai que j'ai un peu poussé la mauvaise foi, puisqu'il faut toujours replacer un film dans son contexte; or à l'époque, il fit grand bruit, et faisait très moderne. Mais aujourd'hui, c'est
difficilement regardable, sauf à aduler les films intellectuels à interprétation.
naturalibus
Je vais bientôt écrire un petit article sur ce film, que j'ai vu hier. Antonioni a le charme de filmer la vacuité, ce qui, évidemment, peut paraître assez ennuyeux. J'avoue que j'ai du le voir deux fois pour apprécier la légèreté antonionienne, qui sied si bien à l'Aventurra et surtout à l'Eclipse. J'ai bien aimé le périple londonien et l'insouciance post-moderne d'un David Hemmings, ainsi que cette singulière hélice qui arrive par inadvertance. Bref, il n'y a que Antonioni pour filmer des sujets aussi chiants avec une grâce toute italienne. En fait il faut le regarder en accéléré (x4), pour moins s'ennuyer ...
Tietie007 - le 22/08/2009 à 19h13